Critiques contre Darmanin au gouvernement: Jean Castex dénonce des «dérives inadmissibles» – Le Figaro

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Le Premier ministre, Jean Castex, a dénoncé, mercredi 15 juillet, au Sénat des «dérives inadmissibles», face aux critiques relayées par une sénatrice socialiste concernant la nomination de Gérald Darmanin à la tête du ministre de l’Intérieur, alors qu’il est visé par une enquête pour viol.

Darmanin : 167 parlementaires de la majorité défendent la présomption d’innocence du ministre de l’Intérieur

«M. Darmanin a droit au respect des principes de la République, comme tous les citoyens. Nous assistons à des dérives qui sont inadmissibles, je le dis ici avec solennité et gravité», a lancé M. Castex lors des questions d’actualité. La nomination au gouvernement de M. Darmanin suscite depuis des jours la colère de mouvements féministes et les critiques d’une partie du monde politique, après avoir été accusé par une femme de relations sexuelles contraintes, ce que lui dément.

Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de 91 «militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes» écrivent que «ce remaniement du gouvernement français représente un virage politique antiféministe, dont la portée dépasse largement les frontières de la France» et «vient renforcer le +backlash+ (retour de bâton) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux».

La sénatrice socialiste Murielle Cabaret a reproché au Premier ministre son «soutien sans faille au ministre de l’Intérieur, sans même attendre la fin de la procédure judiciaire». Elle a pointé ce qu’elle considère être «une erreur éthique et politique d’une violence symbolique inouïe», qui reviendrait, selon elle, à considérer que «M. Darmanin est innocent, que la victime ment, au mépris des principes d’équité du contradictoire et d’équilibre entre les parties», tout en se disant «très attachée à la présomption d’innocence».

«Une chasse à l’homme»

Jean Castex lui a répondu que «ça n’est pas M. Darmanin (qu’il) défend» mais «les principes fondamentaux de l’État de droit». «C’est en mon âme et conscience que j’ai fait cette proposition (de nommer M. Darmanin ministre de l’Intérieur)», a ajouté le chef du gouvernement. «Votre intervention, madame, suppose donc que j’aurais biaisé avec ma conscience, et ça je ne vous autorise pas à le dire», a-t-il ajouté à l’endroit de la sénatrice PS.

«S’il était démontré que je me suis trompé, j’en tirerais toutes les conséquences», avait affirmé la veille M. Castex dans Le Parisien. Jeudi matin, Gérald Darmanin s’est lui dit victime, sur Europe 1, d’une «calomnie». «Je ne souhaite à personne d’être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d’être victime de la chasse à l’homme à laquelle je suis aujourd’hui l’objet», avait-il ajouté.

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