Ce qu’il faut retenir :

Un avion de chasse Mirage 2000D, qui avait décollé de la base aérienne de Nancy-Ochey, en Meurthe-et-Moselle, a disparu des écrans radars ce mercredi, peu après 11h, dans le secteur de Mignovillard, entre le Doubs et le Jura.

Quelques heures plus tard, des débris, un parachute et une carte ont été retrouvés sur les hauteurs du village, à 1 050 mètres d’altitude.

Les deux militaires étaient à bord de l’appareil, un homme et une femme, sont pour l’heure introuvables. Le parquet de Metz a ouvert une enquête.

21h07.

Dans un communiqué, Jean Rottner, président de la région Grand Est, fait part de “son émotion et de sa solidarité”, avec les familles des deux aviateurs, mais aussi avec la communauté militaire qui est touchée par cet accident.

“Presque 4 ans jours pour jours après l’accident d’Albacete au cours duquel, le  26 janvier 2015, sept militaires de la base de Nancy-Ochey, dont quatre officiers, décédèrent en Espagne, ce nouveau drame vient meurtrir une unité majeure de la défense aérienne française”. 

20h35.

Malgré les moyens mobilisés sur cette zone relativement vaste, il n’y a toujours aucune nouvelle de l’équipage. La zone boisée et la neige rendent la tâche des secours difficile.

20h15.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Metz, compétent pour la zone Grand Est en ce qui concerne les affaires militaires, indique l’Est Républicain. Les investigations ont été confiées par un magistrat lorrain et aux gendarmes de la section de recherches de Toussous-le-Noble (Yvelines), qui se sont déplacés sur les lieux.

19h10.

Un porte-parole de l’armée de l’Air a donné une conférence de presse, au ministère de la Défense à Paris. Il a enjoint à “rester prudent et d’éviter les rumeurs, les familles (des deux occupants) étant toujours dans l’attente”.

Le Mirage 2000D disparu effectuait une opération “à basse altitude, qui ne nécessitait pas qu’on voie le sol”, a-t-il indiqué. Le brouillard n’a pas forcément joué un rôle dans l’accident, d’après lui. Les deux passagers : “un pilote et un navigateur”, revenaient quant à eux d’opérations extérieures, a-t-il précisé. Le porte-parole a aussi assuré qu’il était encore impossible de déterminer si le parachute retrouvé dans les arbres était “un parachute de freinage ou appartenant à l’équipage”.

Seule certitude, qui ne présage rien de positif : aucune balise de détresse n’a été déclenchée avant l’impact, ni par les occupants, ni au moment de l’éjection des sièges.

18h40.

Le colonel Duvivier, du Service d’information et de relations publiques de l’armée de l’air (Sirpa), confirme que dans la zone, un tissu “qui pourrait correspondre à un parachute”, a été retrouvé ainsi “qu’un morceau de débris”, indique l’Est Républicain. “C’est un avion en opération depuis 20 ans et qui fonctionne parfaitement”. Une carte a aussi été retrouvée.

18h30.

La route entre Mouthe et Mignovallard est toujours coupée à la circulation le temps des recherches, selon les informations de France Bleu. Plusieurs déviations sont mises en place, notamment au niveau de Frasne. Une centaine de gendarmes sont mobilisés pour chercher les deux pilotes.

Des gendarmes du Doubs et du Jura évidemment mais aussi de Dijon, de Mâcon et de Saône-et-Loire, dirigés par la section de recherche de Villacoublay.

18h10.

Une Unité mobile d’intervention chimique est arrivée sur place, relaye l’Est Républicain.

17h45.

Les unités de gendarmerie se préparent à passer la nuit sur place pour bloquer les accès au site du crash, indique l’Est Républicain. A l’instar des pompiers qui aident l’armée dans leurs recherches. Selon un pompier qui a pu accéder sur les lieux, “il y a des débris de partout”, précise le quotidien. On imagine la violence du choc. Difficile de savoir si les occupants ont pu s’éjecter à temps.

17h10.

Deux gérants de pistes de ski de fond auraient trouvé le lieu du crash de l’appareil. Des débris répartis sur plusieurs hectares ont été observés.

Nous n’avons toujours aucune nouvelle des deux pilotes disparus : un homme et une femme. On ignore s’ils sont en vie et leur localisation.

16h50.

Le commandant du groupement de gendarmerie du Jura est à la tête des opérations, croit savoir Le progrès. Toujours selon ses informations, le groupe montagne et secours périlleux du SDIS 39 est sur place.

16h30.

Les gendarmes bloquent la D55, qui mène à Mouthe, depuis Mignovillard. Le secteur de recherches est toujours interdit au public. Une conférence de presse devrait avoir lieu à 18 heures, à Paris, au ministère des Armées.

Ce dernier a publié un premier communiqué. (voir ci-dessous)

15h35.

Les propriétaires du chalet de la Bourre ont confié à nos confrères qu’un hélicoptère de l’armée s’est posé. Des secours auraient rejoint la zone où plusieurs débris ont été retrouvés, pour tenter de retrouver les deux pilotes disparus.

Selon un conseiller municipal de Mignovillard, un véhicule de secours aurait emprunté le col de la Bourre. Ce secteur serait fréquemment survolé par des avions de chasse, à en croire la même source. “C’est un couloir aérien, il en passe chaque semaine, il y a même des vols de nuit. Les aéronefs passent entre 50 et 100 mètres d’altitude “.

15h20.

L’hélicoptère continue de tourner autour de la zone, mais le manque de visibilité de cette zone enneigée entrave les recherches. Selon le Progrès, l’avion aurait chuté dans la Combe Noire ; les enquêteurs se concentrent donc sur un périmètre bien défini. Les deux personnes qui se trouvaient à bord, un homme et une femme, sont encore recherchés.

15h10.

Des débris et un parachute ont été retrouvé sur la commune de Mignovillard, dans le Jura, tout près de la frontière avec le Doubs.

L’avion de chasse avait décollé ce matin de la base de Nancy.

Initialement :

Les faits se sont déroulés peu avant midi. Le mirage 2000, qui a décollé de la base aérienne de Nancy pour une “opération courante” a disparu des radars.

L’avion de l’armée est, selon la Préfecture du Doubs,  ” non armé et ne possède pas de réservoir supplémentaire”. Il a décollé pour une opération courante et aurait disparu des radars entre haut Doubs et haut Jura. Un crash est suspecté. 

Les COD, centres opérationnels départementaux du Jura et du Doubs, ont été activés en préfecture. Le plan SATER, Sauvetage Aéro-Terrestre, a été déclenché. 

Actuellement, des gendarmes et secours se trouveraient à Mignovillard pour effectuer des recherches suite à ce possible crash.