Covid : un nouveau variant inquiétant découvert au Royaume-Uni – Les Échos

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Publié le 17 févr. 2021 à 19:01

C’est un nouveau risque de pandémie dans la pandémie, qui inquiète alors que les campagnes de vaccination débutent tout juste. Un nouveau variant, nommé B.1.525, a été découvert par des chercheurs britanniques, et présente des caractéristiques qui le rendent inquiétantes.

Comme le souligne le Public Health England (PHE) dans un communiqué , « l’ensemble des mutations comprend la mutation E484K de la protéine Spike, qui est présente sur un certain nombre d’autres variants préoccupants », comme le sud-africain . Cette protéine joue un rôle dans la pénétration du virus dans les cellules, et sa mutation E484K rendrait le virus plus résistant aux anticorps, selon plusieurs études. En conséquence, une telle mutation pourrait réduire l’efficacité des vaccins .

Un variant encore méconnu

Ce variant, qu’un séquençage a identifié pour la première fois le 15 décembre 2020 au Royaume-Uni selon un rapport de deux chercheurs de l’Université d’Edimbourg, reste pour l’heure méconnu. « Il n’y a actuellement aucune preuve que cet ensemble de mutations provoque une maladie plus grave ou une transmissibilité accrue », selon le PHE, qui affirme surveiller la situation.

Selon le rapport des chercheurs écossais, des séquences ont permis d’observer B.1.525 au Royaume-Uni (39 cas), au Danemark (35 cas), au Nigeria (29 cas), aux Etats-Unis (10 cas), au Canada (5 cas), en France (5 cas) et dans 7 autres pays (moins de 5 cas). Au Nigeria, il représente près d’un quart des séquençages réalisés (29 sur 125), mais moins d’1 sur 300 en France, et seulement 39 séquençages sur plus de 75.000 au Royaume-Uni.

Une nécessaire adaptation des vaccins

« Nous ne savons pas encore dans quelle mesure ce [nouveau] variant se propagera, mais si elle réussit, on peut supposer que l’immunité contre toute infection antérieure sera émoussée », a expliqué Simon Clarke, professeur agrégé de microbiologie cellulaire à l’université de Reading au Guardian . L’Afrique du sud a ainsi décidé de ne pas vacciner avec le sérum d’AstraZeneca , moins efficace face au variant très présent dans le pays.

Auprès du même média, Jonathan Stoye, virologue et responsable de recherche au Francis Crick Institute de Londres, explique toutefois que cette découverte est une opportunité pour les laboratoires, puisque la mutation E484K semble être la « mutation clef » du coronavirus. Aussi, elle doit confirmer les laboratoires comme Moderna ou AstraZeneca dans leur choix de trouver de nouveaux vaccins contre les variants avec la mutation E484K.

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