Covid-19 : voici comment va se dérouler la campagne de vaccination, qui débute dimanche en France – Sud Ouest

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L’arrivée dans l’UE du vaccin Pfizer-BioNTech a été validée lundi par l’Agence européenne du médicament. Le feu vert français a ensuite été délivré jeudi par la Haute autorité de santé (HAS), qui estime qu’il “peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus”, “du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant”.

Après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, ou plus récemment la Suisse, c’est donc au tour de la France de débuter sa campagne de vaccination contre le Covid-19 deux jours après Noël, comme toute l’Union européenne. Voici comment cela va se dérouler.

Deux Ehpad pour commencer

Les arrivages de vaccins sont échelonnés pour des contraintes de production, d’acheminement et de conservation, le vaccin développé par l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech, le seul sur le marché actuellement, devant être stocké à –80°C. Les premiers flacons doivent donc arriver samedi sur le sol français, après un voyage sous haute sécurité

Le lendemain, dimanche 27 décembre, quelques résidents de deux établissements pour personnes âgées et leurs soignants, désignés publics prioritaires, recevront la première injection. Ces deux établissements sont : l’unité de soins de longue durée de l’hôpital René-Muret de Sevran (AP-HP), en Sein-Saint-Denis, département qui a payé un lourd tribut au Covid (près de 1 500 morts) ; l’autre se trouve en Bourgogne-Franche-Comté, une des régions où le taux d’incidence du virus est le plus élevé. Il s’agit du centre gériatrique de Champmaillot, un service spécialisé de 60 lits pour des personnes de grand âge qui dépend du CHU de Dijon.

Élargissement progressif en janvier

Après l’expérience de dimanche, des livraisons de vaccins plus importantes sont prévues début janvier. À ce moment-là, la campagne “s’élargira progressivement à toute la France”, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. 

Cette campagne, réservée aux 7 000 Ehpad de France, leurs résidents et leurs soignants susceptibles de développer des formes graves du Covid, démarrera alors réellement à grande échelle. 

En Nouvelle-Aquitaine notamment, les premiers vaccins doivent être administrés à partir du 4 janvier 2021, a annoncé cette semaine Benoît Elleboode, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS). 

Pour la “deuxième vague de vaccination, plus large et plus grand public et qui ira vers une stratégie de vaccination du plus grand nombre”, il faudra en revanche attendre le printemps, “quelque part entre avril et juin”, a prévenu début décembre le président de la République Emmanuel Macron

Pas obligatoire

La vaccination contre le Covid-19 n’est pas obligatoire et repose sur le volontariat. Réalisée sur prescription médicale, elle doit être précédée d’une consultation prévaccinale pour déceler d’éventuelles contre-indications, allergies ou infections, et recueillir le consentement de la personne. Si la personne ne peut donner un consentement “éclairé”, son représentant légal, sa “personne de confiance”, ou à défaut une personne de sa famille pourra faire le choix pour elle, indique le protocole vaccinal envoyé par le ministère de la Santé à tous les Ehpad. Sans accord, il n’y aura pas de vaccination.

Mais, mettant en garde contre une “troisième vague évidente”, l’urgentiste Patrick Pelloux a appelé les malades “qui sont potentiellement graves et qui ont pour l’instant échappé au coronavirus” à se “faire vacciner”.

Surveillance des effets indésirables

Le vaccin de Pfizer et BioNtech, baptisé Comirnaty, est “très bien toléré”, avec “très peu d’effets secondaires graves”, selon la HAS. La plupart des effets indésirables rapportés durant les essais cliniques sont d’intensité légère à modérée, disparaissent spontanément en quelques jours et sont communs à d’autres types de vaccinations : douleurs au point d’injection, céphalées, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, frissons, fièvre d’intensité légère à modérée. Mais quelques effets d’intensité plus sévère (des réactions d’hypersensibilité ou allergiques par exemple) ont été rapportés et devront être surveillés, par précaution. 

Et afin d’identifier (ou non) d’éventuels effets indésirables qui n’auraient pas été observés lors des essais cliniques, une surveillance va commencer dès dimanche avec les premières injections, a annoncé l’Agence du médicament (ANSM). Les professionnels de santé ainsi que les personnes vaccinées et leur entourage pourront déclarer les effets indésirables soit directement auprès du centre de pharmacovigilance de leur région (CRPV), soit sur le portail des signalements du gouvernement.

Un premier point de situation sera publié dès la semaine prochaine. Il sera suivi d’autres points hebdomadaires, même si l’ANSM “pourra communiquer à tout moment si un signal de sécurité est identifié”.

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