Covid-19 : «Un rien peut faire basculer la situation», prévient Gabriel Attal – Le Parisien

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C’était une prise de parole attendue, tout particulièrement à Dunkerque ou en Moselle, territoires où l’épidémie continue de se propager très vite, notamment en raison de la présence de variants du Covid-19. Ce mercredi midi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a fait le compte rendu des échanges entre Emmanuel Macron et ses ministres lors du Conseil de défense sanitaire de la matinée. Il a ainsi expliqué qu’aucune restriction supplémentaire ne serait prise dans ces zones où l’avancée des variants inquiète.

« Un rien ne peut faire basculer la situation », a cependant prévenu Gabriel Attal. Pour le porte-parole du gouvernement, « il serait déraisonnable de relâcher nos efforts. La pression hospitalière est toujours très forte ». Il s’est cependant réjoui de l’attitude des Français, qui « ont su déjouer les pronostics ». Insistant sur « la nécessaire mobilisation des Français », il les a enjoints à « tenir ensemble », car « nous pourrons payer très cher toute forme de relâchement ».

« Chaque vaccin, un pas de plus vers le retour à la normale »

Concernant la vaccination, le porte-parole du gouvernement a concédé que la campagne n’était « pas à la hauteur de la volonté des Français de se faire vacciner ». « Je comprends la frustration des personnes de plus de 75 ans », a-t-il dit, assurant que « nous fonctionnons à flux tendu ».

« Nous avons su, avec l’Europe, taper du poing sur la table », s’est-il toutefois félicité, rappelant que dès le mois prochain, des vaccins Moderna seront produits en France. « Chaque vaccin est un pas de plus vers le retour à la normale », a martelé le porte-parole du gouvernement, promettant que la cadence était désormais accélérée et que l’Etat allait pouvoir « répondre à l’enthousiasme de (ses) aînés ».

« Lutter contre l’épidémie, c’est lutter contre ses conséquences », selon Gabriel Attal, qui a souligné les difficultés rencontrées par les plus jeunes face à la pandémie. Entre l’insécurité économique et le manque de lien social, « notre jeunesse est en proie au doute sur son avenir ». Le porte-parole a fait le point sur les mesures récemment prises en faveur des étudiants. Plus d’1,3 million de repas à 1 euro ont ainsi été servis dans les restaurants universitaires depuis la mise en place de la mesure. Et « une aide spécifique, qui peut représenter jusqu’à 500 euros, est ouverte », même pour les non-boursiers.

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Pour « répondre à cette angoisse, à ce mal-être » des jeunes, Gabriel Attal a annoncé que le gouvernement a « décidé d’embaucher deux jeunes par cité universitaire pour créer du lien ». 1600 emplois de référents verront ainsi le jour.

En France, l’épidémie régresse légèrement

Cette conférence de presse intervient alors que plusieurs indicateurs sanitaires ont entamé une très légère et lente décrue. Ainsi, ce mardi, 19 590 nouveaux cas avaient été recensés, soit 18 413 par jour en moyenne sur la semaine écoulée. Ce nombre est en baisse de 5 % par rapport au mardi précédent.

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Dans les hôpitaux aussi, l’amélioration semble visible selon les chiffres du gouvernement. Avec 26 239 personnes hospitalisées, mardi soir, la décroissance est de 14 % sur la semaine. Tandis que, ces derniers jours, le nombre de malades dans un état grave a semblé, lui, se stabiliser (-33 ce mardi, à 3 348). Le pays enregistre encore, en moyenne sur sept jours, plus de 300 décès quotidiens.

De son côté, la vaccination continue de se déployer avec 815 547 personnes ayant reçu les deux doses et 2 347 088 qui ont reçu une première injection. Le rythme moyen est de 100 000 vaccinations chaque jour.

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