Covid-19 :”un couvre-feu dans certains départements à partir de 18H dès le 2 janvier” annonce Olivier Véran – Sud Ouest

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Les chiffres de l’épidémie repartent à la hausse en France, notamment dans le Grand-Est. Ce regain du coronavirus fait craindre à certains un troisième confinement. Si la mesure est réclamée par plusieurs élus, notamment les maires de Nancy et de Nice, et le président de la région Grand-Est, il n’en sera rien.

Le ministre de la Santé, qui était l’invité du journal télévisé de France 2 ce mardi soir, quelques heures après la tenue d’un conseil de défense sanitaire, a annoncé qu’il n’y aurait pas de confinement dans les prochains jours.

“Le confinement, généralisé ou local, est écarté, a-t-il affirmé. En revanche, il y aura un élargissement du couvre-feu. “L’extension, à partir de 18 heures, se fera uniquement dans les départements ou les métropoles où il est nécessaire et ce dès le 2 janvier”.

Reprise “incontrôlée” probable

Une “reprise incontrôlée de l’épidémie” de Covid-19 en janvier est “probable”, à cause du “surcroît de contaminations” provoqué par les fêtes de fin d’année, avertit dans son dernier avis le Conseil scientifique qui guide le gouvernement. 

Dans cet avis remis au gouvernement le 23 décembre mais rendu public seulement mardi soir, l’instance proposait “trois options” en réponse “à ce risque possible, mais non certain”.

  • Première option, une action immédiate, “dès le 28 décembre”: un “confinement strict”, mais seulement dans les régions ou les villes les plus touchées, “tout en laissant la possibilité de retour aux vacanciers qui s’y trouvent”. Elle a été écartée.
  • Deuxième option, une réponse “différée” à début janvier, et “adaptée au surcroît de contaminations intervenues en fin d’année”. 

“Cette option vise à réagir après coup, mais rapidement, en ralentissant début janvier la circulation du virus”, selon le Conseil scientifique. Cela passe par la “limitation d’activités sociales ou économiques pouvant favoriser des contaminations en s’appuyant sur les données scientifiques issues des différentes enquêtes sur les lieux de contamination pour mieux cibler les mesures de restrictions”.

  • Troisième et dernière option, “une réponse plus tardive”, fondée notamment sur le nombre de nouvelles hospitalisations, et comprenant “des mesures de restriction accrues, pouvant aller jusqu’à un confinement prolongé”.

Le Conseil scientifique met toutefois un gros bémol : cette troisième option “présente le risque d’intervenir trop tardivement et de conduire ensuite à des mesures plus sévères, plus longues et/ou restrictives que celles entrant en vigueur plus tôt”.

“Il est possible qu’un surcroît de contaminations intervienne en fin d’année, notamment à l’occasion des fêtes, propices à des rassemblements familiaux et amicaux”, écrit le Conseil pour justifier ces trois scénarios.

“Le Conseil scientifique estime probable qu’un tel surcroît de contaminations provoque à horizon de quelques semaines une reprise incontrôlée de l’épidémie, une forte augmentation des hospitalisations, des placements en réanimation et des décès”, poursuit l’instance.  

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