Covid-19 : un Conseil de défense pour statuer sur un nouveau confinement ? – Le Télégramme

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Très inquiétante par endroits, la situation sanitaire motive la tenue d’un Conseil de défense ce mardi. On ne sait pas encore si de nouvelles mesures y seront décidées, mais des élus locaux ont déjà leur idée.

Le direct

« Une perspective aujourd’hui inéluctable »

Dans le Grand Est, région particulièrement touchée, un reconfinement local est « une perspective aujourd’hui inéluctable », a jugé Mathieu Klein, maire PS de Nancy, tout en laissant à l’État le soin d’en fixer le périmètre, qui pourrait, selon lui, être la région ou la métropole. « Ici, dans le Grand Est, et particulièrement en Lorraine et à Nancy (…), la circulation du virus s’est accélérée fortement depuis deux-trois semaines », a-t-il souligné sur franceinfo, en se disant « très inquiet » de la situation « très tendue » à l’hôpital.

Les restaurants ne doivent pas se faire d’illusions sur leur réouverture le 20 janvier

Contacté par franceinfo, un proche d’Emmanuel Macron évoque « des ajustements nécessaires », quand un membre de l’Exécutif explique que « les restaurants ne doivent pas se faire d’illusions sur leur réouverture le 20 janvier ».

« Nous ne souhaitons pas un nouveau confinement, car la population souffre suffisamment des mesures de privation déjà imposées », a, à l’inverse, lancé Christian Estrosi, maire de Nice, ville où l’épidémie est très active.

En revanche, il réclame que la vaccination démarre « tout de suite » dans son département, et non dans huit jours comme prévu. En outre, il compte demander au préfet d’avancer le couvre-feu à 18 h ou 19 h dans les quartiers où la circulation du virus est plus élevée qu’ailleurs.

Sur les sept derniers jours, on a détecté en moyenne 12 000 nouveaux cas quotidiens de contamination en France, loin de l’objectif des 5 000 fixé par le gouvernement. Si on rapporte les cas à la population, l’Est du pays est particulièrement touché, à commencer par la région Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté ou les Alpes-Maritimes.

« La croyance qu’une région très touchée ne le serait pas à nouveau a bien pris du plomb dans l’aile », a commenté, ce lundi, l’épidémiologiste Dominique Costagliola, alors que la région Grand Est avait déjà beaucoup souffert au printemps.

« C’est entre nos mains »

Si le couvre-feu a été exceptionnellement levé pour le 24 décembre, il sera en vigueur pour le réveillon du Nouvel an jeudi. Mais si « la situation épidémique devait s’aggraver », un troisième confinement ne serait pas exclu, a prévenu Olivier Véran, ministre de la Santé.

La France a déjà été confinée de façon radicale de mars à mai, puis selon des modalités plus légères du 30 octobre au 14 décembre, le confinement étant depuis remplacé par un couvre-feu nocturne.

« En septembre, il y avait une sorte de « tout sauf le confinement » qui a fait qu’on a laissé monter quelque temps l’épidémie », a estimé Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, ce lundi, sur franceinfo.

« Là, on dit aux Français : « C’est entre nos mains » : soit on fait que le plateau reparte en baisse et dans ce cas, il n’y aura pas besoin de reconfiner, soit le plateau remonte et ce sera peut-être nécessaire de le faire plutôt que d’attendre qu’on soit remonté à des situations de tension difficiles à supporter ».

« Ne pas banaliser le confinement »

De quoi inquiéter un secteur économique déjà mis à genoux par les précédentes mesures.

Ce dimanche, la Confédération des petites et moyennes entreprises a d’ailleurs appelé à « ne pas banaliser le confinement » : « Il doit être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable, et non une simple hypothèse parmi d’autres ».

Dans ce tableau globalement sombre, le début de la vaccination en Europe a apporté une touche d’espoir, même si, dans un premier temps, seuls les pensionnaires des Ehpad vont être concernés.

« Pour les personnes âgées, le bénéfice est tellement majeur que très vite, l’adhésion va se faire », a prédit Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé, sur France Inter. « Il n’y a pas d’effets secondaires sévères », et « donc le bénéfice sera très vite apparent », a-t-elle ajouté.

De son côté, Santé publique France a annoncé la mise en place d’« indicateurs de suivi » pour évaluer la proportion de personnes vaccinées et l’efficacité du vaccin.

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