Covid-19 : un bilan toujours aussi lourd, les variants continuent d’inquiéter – Sud Ouest

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La bataille est loin d’être terminée pour la France, qui doit tenter de se protéger face à la propagation des nouveaux variants du virus

Le rythme des décès ne faiblit pas. Avec ce lundi, le chiffre quotidien le plus élevé de 2021 : 460 morts comptabilisés dans les hôpitaux par Santé publique France, conséquence de la hausse des entrées à l’hôpital au mois de janvier. Le bilan total s’établit ainsi ce mardi avec 80 147 personnes décédées dont plus de 50 000 depuis le 1er septembre.

Ce rythme ne devrait pas ralentir fortement dans l’immédiat, car le nombre d’hospitalisations reste élevé, à plus de 11 000 nouvelles entrées et 1 700 à 1 800 arrivées dans les réas tous les sept jours en moyenne depuis le 24 janvier.

“Vigilance”

Dans ce contexte tendu pour les hôpitaux, l’inquiétude porte désormais sur les variants du coronavirus, qui menacent d’aggraver encore l’épidémie. À Eaubonne (24 000 habitants), dans le Val d’Oise, la mairie a annoncé une campagne de dépistage sur trois jours après la détection de cas du variant originaire d’Afrique du Sud, qui a provoqué la fermeture d’un collège. Depuis lundi, une classe entière peut désormais être fermée si un enfant, ou un membre de sa famille, est contaminé par le variant sud-africain ou brésilien, dont la circulation est “aujourd’hui minoritaire” mais qui présente “un risque d’échappement immunitaire et vaccinal”, selon la Direction générale de la santé (DGS). Le protocole sanitaire avait déjà été durci face au variant britannique, le plus répandu en France.

Le variant sud-africain suscite une inquiétude particulière, car l’efficacité du vaccin d’AstraZeneca, le troisième autorisé dans l’Union européenne, sur cette mutation du virus, a été mise en doute. En Afrique du Sud, les autorités ont suspendu leur campagne de vaccination après la publication d’une étude en ce sens.

Au quotidien

Les variants “augmentent d’environ 50 % par semaine, c’est-à-dire moins vite que les pays qui n’étaient pas sous couvre-feu. Donc il y a une efficacité des mesures décidées qui permettent de stabiliser la situation sanitaire”, a développé Olivier Véran ce mardi matin, en assurant que les autorités sanitaires ne seraient pas prises de court si “nous rentrions dans une forme exponentielle”, “puisque nous regardons les choses au quotidien”. “Il est évidemment possible et souhaitable qu’on ne soit jamais reconfinés”, a ajouté le ministre, jugeant que les mesures actuelles “permettent de stabiliser la situation sanitaire”.

L’exécutif espère que les vacances scolaires, qui ont démarré lundi pour une partie de la France et vont s’étaler jusqu’au 6 mars, permettront de ralentir la circulation du virus. Mais des épidémiologistes craignent que le variant britannique provoque un rebond trop fort de l’épidémie, alors que la charge hospitalière est déjà élevée. Environ 28 000 malades du Covid-19 étaient hospitalisés lundi, dont plus de 3 300 en réanimation, alors que 7 000 malades se trouvaient dans ses services au pic de la 1er vague, le 8 avril, et 4 900 au pic de la seconde, le 16 novembre.

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