Covid-19 : trois questions sur le déploiement des tests antigéniques dans les Ehpad – franceinfo

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Un nouvel outil pour éviter que les Ehpad ne se transforment en foyers épidémiques. A partir de la semaine prochaine, les membres du personnel de ces établissements pour personnes âgées vont être soumis à des dépistages hebdomadaires du Covid-19 par tests antigéniques, a annoncé la ministre déléguée à l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, lors d’un point presse, jeudi 19 novembre

Dans certains cas, il est également suggéré aux visiteurs venus voir leurs proches d’en faire autant. Franceinfo revient en trois questions sur cette mesure destinée à éviter une seconde vague aussi mortelle que la première.

Pourquoi recourir aux tests antigéniques ?

Ces tests antigéniques offrent un avantage incomparable par rapport aux tests RT-PCR, dont il faut attendre les résultats un ou plusieurs jours : ils indiquent en une demi-heure maximum si la personne testée est positive ou négative au Covid-19. Ils peuvent donc permettre de repérer très vite une personne contaminée, afin que celle-ci n’aille pas contaminer les résidents âgés des Ehpad, très vulnérables à la maladie. Or il y a urgence, car de l’aveu même de la ministre, la situation est toujours “préoccupante” dans ces structures. “A l’heure où nous nous parlons, il y a près de 1 600 Ehpad touchés par plusieurs cas de Covid. Plus d’un Ehpad sur cinq, donc.”

Elle a ensuite détaillé : “Les régions les plus concernées sont la Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie et les Hauts-de-France, même si tout le territoire national est touché. Le nombre de décès augmente depuis mi-octobre pour la semaine écoulée. Le nombre de décès moyen par jour en établissement s’établit à 163″. Et d’insister : “Les semaines qui suivent vont être cruciales. Tout se joue maintenant pour que la deuxième vague ne ressemble pas à la première dans les Ehpad.”

Qui devra effectuer ces tests antigéniques ?

Les membres du personnel des Ehpad et, dans une certaine mesure, les visiteurs, devront être testés. L’idée est d’éviter que le virus pénètre dans les établissements, soit par le truchement de ceux qui y travaillent, soit par celui des familles venues voir leurs proches. “Nous devons tirer parti du déploiement des tests antigéniques pour éviter à tout prix que le virus ne franchisse le seuil de l’établissement“, a dit la ministre. “Nous allons transmettre ce soir une recommandation qui sera applicable pour les semaines à venir, jusqu’à ce que la situation s’améliore”, a-t-elle ajouté.

Par cette “recommandation”, le gouvernement demande “d’organiser des dépistages” du personnel des Ehpad “de façon hebdomadaire à partir de la semaine prochaine”. Pour amorcer la dynamique, l’Etat livrera “1,6 million de tests antigéniques aux Ehpad, qui s’approvisionneront eux-mêmes ensuite”.

Parallèlement, plusieurs recommandations sont faites aux visiteurs. “Sans que ce ne soit une obligation”, il leur sera demandé, avant d’aller voir leur parent dans l’établissement, de remplir “un auto-questionnaire strictement personnel et confidentiel (…) afin de leur permettre d’évaluer eux-mêmes leurs risques de faire entrer le virus”. 

La ministre recommande aussi aux visiteurs d’effectuer “un test RT-PCR”, réputé le plus fiable, “72 heures avant leur entrée dans l’établissement” ou, “s’ils n’ont pas pu le faire, un test antigénique dans la journée en pharmacie”. Enfin, les proches “qui rendent visite très souvent aux résidents pourront participer à la campagne de dépistage hebdomadaire des professionnels”.

Ces tests dispensent-ils des gestes barrières ?

Non, a souligné la ministre. “Même avec un résultat négatif, il est indispensable de rester très vigilant dans l’application des gestes barrières.” La même recommandation est faite par le site de l’Assurance-maladie, Ameli : Pour tous [ceux qui passent un test antigénique], si le résultat est négatif, il conviendra de continuer à observer rigoureusement les gestes barrières.

Le site précise également la marche à suivre “si le résultat du test est positif”. Le malade doit alors “s’isoler immédiatement. Il doit contacter son médecin traitant, si ce n’est pas lui qui a réalisé le test, afin d’échanger avec lui sur les recommandations sanitaires et lister les personnes contacts. Puis l’Assurance-maladie contacte le malade pour compléter la liste qui aura peut-être été déjà constituée avec le médecin.”

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