Covid-19, reconfinement, insécurité… Ce qu’il faut retenir de l’interview de Jean Castex sur France Info – Le Figaro

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Jean Castex appelle à la mobilisation générale. Invité sur France Info lundi matin, le premier ministre a mis en garde les Français contre la recrudescence du Covid-19, les appelant plus que jamais à respecter les consignes. «Nous sommes dans une deuxième vague forte», a constaté Jean Castex qui «appelle de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisions toutes et tous pour faire face à cette 2e vague (…) Il ne peut plus y avoir de relâchement».

Il a également annoncé de nouvelles mesures pour soutenir l’économie, fragilisée par la crise, et est revenu sur la montée de l’insécurité – «point faible de notre pays» – depuis l’été.

  • «L’insécurité, le point faible de notre pays »

Jean Castex l’a reconnu : l’insécurité est aujourd’hui «le point faible de notre pays». Le premier ministre déplore la montée de la violence en France, illustrée une nouvelle fois la semaine dernière par l’agression de deux policiers dans le Val-d’Oise. «C’est l’État et la République qui sont pris pour cible», a-t-il affirmé. «Au-delà de la lutte contre la crise sanitaire et contre la crise économique, la lutte contre l’insécurité fait aussi partie des priorités de mon gouvernement», a martelé le premier ministre, rappelant que 10.000 policiers supplémentaires avaient déjà été recrutés «dans ce quinquennat».

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  • Covid : «Les Français ont pensé que c’était fini »

Alors que l’épidémie redémarre vigoureusement en France, le premier ministre a défendu toute défaillance du gouvernement lors du déconfinement en mai dernier. «On a déconfiné, je pense, de manière efficace», a certifié Jean Castex. Le premier ministre a en revanche souligné le comportement des Français lors des vacances d’été. «Les Français ont pensé que c’était fini, (ils) ont considéré un peu trop vite que ce virus avait disparu», a-t-il regretté. Avant de lancer un appel : «J’appelle de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisons toutes et tous pour faire face à cette deuxième vague. Il ne peut plus y avoir de relâchement».

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  • Reconfinements locaux : «Rien ne doit être exclu »

Jean Castex a prévenu que de nouvelles restrictions pourraient avoir lieu dans les prochains jours en fonction de l’évolution de l’épidémie. «Si dans cette période de quinze jours nous voyons que les indicateurs sanitaires se dégradent beaucoup, que les lits de réanimation se remplissent plus encore que prévu, nous pourrions prendre des mesures supplémentaires», a-t-il indiqué. Le premier ministre a réaffirmé que le «reconfinement général doit être par tout moyen évité» mais que «rien ne doit être exclu», y compris des reconfinements locaux.

  • Faible cote de popularité : «Peu importe », assure Castex

Est-ce difficile de succéder à Edouard Philippe? L’ancien premier ministre est devenu la personnalité politique préférée des Français depuis son départ de Matignon. Pendant ce temps-là, son successeur chute dans les sondages d’opinion. «Je crois me souvenir que lui, comme tout premier ministre, a eu aussi quelques passages un peu difficiles dans les sondages», a rappelé Jean Castex. «Ça m’arrive à moi aujourd’hui, peu importe», a-t-il balayé, rappelant que sa mission n’était «pas de plaire» mais «d’agir et de réussir».

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  • Pas de rançon pour la libération de l’ex-otage Sophie Pétronin

Le premier ministre a certifié que la France n’avait pas livré de rançon, ni même participé «aux négociations» entre le gouvernement malien et les djihadistes pour la libération de l’ex-otage française Sophie Pétronin au Mali la semaine dernière.

  • Une nouvelle version de l’application de traçage StopCovid

Après l’échec de la première mouture de StopCovid, le premier ministre a annoncé qu’une nouvelle version de l’application de traçage était en préparation. Elle sera prête pour le 22 octobre. « Le gouvernement, le président de la République, ont demandé à travailler sur une nouvelle version qui sera officiellement lancée le 22 octobre et donc à ce moment-là je la téléchargerai», a-t-il promis, alors qu’il avait lui-même admis sur un plateau de télévision fin septembre ne pas avoir téléchargé l’application StopCovid.

À VOIR AUSSI – Jean Castex annonce une nouvelle version de l’application StopCovid pour le 22 octobre

  • Le gouvernement fera des annonces sur la pauvreté le 17 octobre

À l’occasion de la journée nationale de lutte contre la pauvreté, le gouvernement fera des annonces pour aider les plus fragiles. « Le gouvernement annoncera les décisions qu’il prend pour les plus vulnérables », a indiqué Jean Castex. « Pour les plus pauvres, je pense qu’il nous faudra adapter nos outils d’intervention en fonction de l’impact de la deuxième vague.» Cependant le premier ministre a exclu toute revalorisation du RSA ou d’allocations. « Ce ne sont pas dans nos priorités. Nous voulons booster les dispositifs d’insertions qui sortent les gens de cet état pour les conduire vers l’emploi, vers une formation et leur donnent une rémunération supplémentaire », a-t-il expliqué. Mais « pas de primes » supplémentaires.

  • Le débat sur les contreparties aux aides pour les entreprises jugé «légitime »

Le chef du gouvernement a par ailleurs estimé que le débat sur les éventuelles contreparties des entreprises aux aides octroyées dans le cadre du plan de relance était «légitime» mais devait «se traiter entreprise par entreprise». «Il faut toujours se demander comment est utilisé l’argent public, c’est absolument sain dans une démocratie», a indiqué Jean Castex. «Il faut que les instances du dialogue social dans les entreprises, à chaque fois que celle-ci est éligible ou bénéficie du plan de relance, que ces instances soient saisies», a ajouté le premier ministre, qui refuse néanmoins «qu’elles aient un droit de véto».

  • Pas d’augmentation d’impôts

Le premier ministre a aussi répété son opposition à une possible contribution exceptionnelle des plus favorisés pour financer la relance. « La relance économique passe par la confiance et la visibilité. Il n’y aura pas d’augmentation d’impôts, je maintiens cette position», a-t-il assuré.

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