Covid-19: que disent les chiffres de l’évolution de l’épidémie en Moselle? – BFMTV

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Le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu ce vendredi en Moselle, un département “où l’incidence est plus élevée que la moyenne” en raison de la détection de nombreux cas des variants sud-africain et brésilien.

Une situation jugée “plus inquiétante” que dans le reste du pays. Olivier Véran a sonné l’alerte jeudi soir au cours d’une conférence de presse sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus en Moselle. Le département compte un nombre notable de cas des variants sud-africain et brésilien, “plus contagieux que le Covid-19 classique” a souligné le ministre de la Santé.

Un taux d’incidence bien plus élevé que la moyenne

Selon les dernières données de Santé Publique France, les données épidémiologiques sont loin d’être rassurantes pour ce département de la région Grand Est, qui fait partie des plus touchés en France métropolitaine. En moyenne, quelque 430 cas quotidiens y ont été détectés pour la première semaine du mois de février, selon le site spécialisé Covid Tracker.

Le taux d’incidence sur sept jours – le nombre de cas confirmés pour 100.000 habitants – augmente depuis la mi-janvier et s’élève en effet désormais à 290,7, selon les dernières données arrêtées au 8 février. Bien au-dessus de la moyenne française qui se situe elle à 201,2.

Une pression hospitalière stable

Pour le ministère de la Santé pas de doute: cette dégradation de la situation sanitaire est dûe à la découverte de plus de 300 cas de mutation évocatrice des variants sud-africain et brésilien au depuis lundi.

“Quand nous regardons en arrière, il y avait déjà 200 cas supplémentaires identifiés les jours précédents”, a noté Olivier Véran jeudi soir.

Les données hospitalières demeurent cependant relativement stables depuis la mi-novembre. 498 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection à Covid-19 en Moselle qui comptabilise par ailleurs 75 patients admis en réanimation. Mais la circulation active du virus dans le département inquiète beaucoup les autorités sanitaires.

10 décès quotidiens ont en moyenne été enregistrés entre le 5 et le 11 février, un chiffre similaire à celui observé lors du pic de la seconde vague en automne dernier.

Les élus locaux réclament de nouvelles mesures

Si la couverture vaccinale contre le Covid-19 y est bien supérieure que dans les autres départements du pays, seulement 16,2% de la population y a reçu une première injection. Un taux loin d’être suffisant pour espérer ralentir l’épidémie, et qui conduit le président UDI du département, Patrick Weiten, a appelé ce vendredi matin sur BFMTV à “dynamiser la vaccination”.

Dès jeudi soir, il a en outre confirmé que la fermeture des “écoles primaires, les collèges et les lycées” à partir de ce vendredi est à l’étude. Une mesure que soutient le maire DVC de Thionville Pierre Cuny qui souhaite avancer d’une semaine les vacances scolaires, censées débuter le 21 février.

Le maire LR de Metz François Grodidier a pour sa part affirmé sur BFMTV avoir réclamé à plusieurs reprises l’instauration d’un confinement “limité dans l’espace et dans le temps, mais qui soit un vrai coup de frein”.

Olivier Véran est attendu sur place ce vendredi pour y mener une concertation avec les élus locaux et les autorités sanitaires “afin d’anticiper les réponses qu’il nous faudra trouver collectivement”.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV

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