Covid-19 : pourquoi la vaccination avec AstraZeneca est limitée aux plus de 55 ans – Le Monde

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Un vaccin AstraZeneca, lors d’une séance de vaccination à Saint-Jean-de-Luz, le 19 mars 2021.

Les personnels de santé de moins de 55 ans vont devoir attendre pour être vaccinés. Ainsi devrait se solder provisoirement l’épisode de trois jours lancé par la suspension temporaire, mardi 16 mars, du produit de la firme anglo-suédoise, AstraZeneca. Alors que l’Agence européenne des médicaments (AEM) avait émis un feu vert, jeudi, à la poursuite des campagnes dans les pays de l’Union, la Haute Autorité de santé (HAS) française a recommandé, dans un avis rendu vendredi, d’en limiter la cible aux personnes âgées de plus de 55 ans.

Une position que le ministre de la santé, Olivier Véran, a décidé de suivre, comme il l’a annoncé dans un tweet. Pour les personnes de plus de 75 ans, ou de plus de 55 ans souffrant de comorbidités, les injections vont pouvoir reprendre. Mais pour l’essentiel des médecins, infirmières, aides-soignantes et autres professions du soin, il faudra attendre des jours meilleurs.

Dans son avis, la HAS rappelle d’abord le contexte, à savoir « la survenue de cas d’événements graves thromboemboliques et hémorragiques chez des personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca » dans plusieurs pays d’Europe. Saisi en urgence, le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’AEM a considéré que les données ne montraient aucune augmentation des risques généraux de thromboses, notamment de phlébites ou d’embolies pulmonaires. « Le nombre global d’événements thromboemboliques rapportés après la vaccination est inférieur à celui attendu dans la population générale », souligne même la HAS.

Lire le détail : Pour l’Agence européenne des médicaments, « les bénéfices » du vaccin d’AstraZeneca « l’emportent sur les risques »

En revanche, le PRAC s’est montré plus préoccupé par deux types de pathologies particulières : des coagulations intravasculaires disséminées (CIVD), qui voient une multitude de petits caillots se former dans tout l’organisme ; et des thromboses veineuses cérébrales (TVC). Dix-huit cas de TVC et sept cas de CIVD avaient été enregistrés le 16 mars dans les pays de l’Union et en Grande-Bretagne.

Plus de risques chez les jeunes

En France, ce sont deux TVC (une femme de 24 ans et un homme de 51 ans) et une CIVD (une femme de 26 ans) qui ont été rapportées par le dispositif de pharmacovigilance. Les trois personnes sont en cours de rétablissement. C’est peu, comparé aux quelque 20 millions d’injections réalisées – dont 1,4 million en France. Mais c’est plus qu’attendu, insiste la HAS. D’autant que la majorité des incidents sont apparus chez des sujets de moins de 50 ans.

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