Covid-19 : plus de deux millions de cas en France depuis mars, mais « les efforts collectifs commencent à porter leurs fruits » – Le Monde

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Comme il l’avait fait en début de semaine dernière, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a fait « un point de situation sur la lutte contre le Covid-19 en France » , mardi 17 novembre, annonçant que la France a officiellement enregistré un peu plus de deux millions de cas depuis le début de l’épidémie, dont 45 522 nouveaux cas en vingt-quatre heures.

Le nombre de patients atteints du Covid-19 et hospitalisés atteint le « nombre inégalé » de 33 500, tandis que ceux en réanimation sont 4 854, a précisé M. Salomon. Lors du pic épidémique du printemps, le nombre de patients Covid hospitalisés avait atteint un maximum de 32 292 mi-avril, quand plus de 6 500 personnes étaient en réanimation. Il a fait état de 437 décès en milieu hospitalier depuis lundi, portant le bilan de l’épidémie à 46 273 morts.

« Le pic de tests positifs a été atteint le 2 novembre. Depuis, l’incidence est en baisse, mais le nombre de tests positifs doit revenir à un niveau raisonnable que le président de la République a situé à 5 000 », a rappelé M. Salomon.

« Nos efforts collectifs commencent à porter leurs fruits. Depuis quelques jours, le nombre de cas baisse. Tous les efforts individuels, avec les mesures barrières, tous les efforts collectifs, avec le respect du couvre-feu et du confinement, expliquent cela. »

Le ministre de la santé, Olivier Véran, avait fait des déclarations de même teneur dans la matinée, affirmant sur RMC/BFM-TV que « nous avons commencé la décroissance de l’épidémie » avec des courbes des nouvelles entrées à l’hôpital qui se stabilisent

« Cela ne veut pas dire que nous avons vaincu le virus ou que l’épidémie serait terminée. Ça veut dire que nous sommes toujours en phase de circulation active importante du virus, mais que nous sommes en train de reprendre le contrôle sur la dynamique de l’épidémie. C’est en train d’aller mieux, vos efforts sont en train de payer, il ne faut surtout pas les arrêter ».

 

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  • La décision de rouvrir les commerces prise « la semaine prochaine »

C’est dans ce contexte que se profile pour le gouvernement le défi des fêtes de fin d’année, avec Noël et le Jour de l’an à l’horizon. « Ce que nous voulons, c’est permettre évidemment aux Français de passer des fêtes de Noël, du Nouvel An, des vacances (…) en famille », mais « je ne peux pas vous donner de date de fin du confinement », a déclaré Olivier Véran sur RMC/BFM-TV. Dans un entretien au Monde ce week-end, le premier ministre, Jean Castex, avait déjà fermé la porte « avant longtemps » aux « rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ».

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Le gouvernement est également confronté aux demandes de rouvrir au plus vite tous les commerces, pour sauver de nombreux indépendants de la faillite.

M. Castex n’exclut pas une réouverture des petits commerces dès le 27 novembre si la situation sanitaire le permet, selon des participants au petit déjeuner de la majorité mardi. Une décision sera prise « la semaine prochaine », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur France 2. Le gouvernement prévoit pour l’instant la possibilité d’une réouverture le mardi 1er décembre, si l’épidémie de Covid -19 continue d’évoluer favorablement.

Mais l’exécutif est aussi confronté aux demandes pressantes de commerçants en faveur d’une réouverture dès le 27 novembre, jour du « Black Friday »  une revendication soutenue par 34 députés de la majorité, qui ont écrit à Emmanuel Macron, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Quant aux restaurateurs, le gouvernement leur donnera « des perspectives au début du mois de décembre », mais il n’y a pour l’instant « pas de décision prise sur le calendrier », a déclaré M. Attal.

  • Le gouvernement vise une vaccination dès janvier

Le gouvernement « se met dans les starting-blocks pour être prêt à distribuer un vaccin » dès janvier s’il est validé, et a budgété pour cela 1,5 milliard d’euros pour 2021, a expliqué M. Attal sur France 2. Après l’annonce la semaine dernière par le laboratoire américain Pfizer et par son homologue allemand BioNTech d’un vaccin efficace à 90 %, la société de biotechnologie Moderna a affirmé lundi que le sien avait une efficacité de 94,5 %. « L’Agence européenne du médicament a indiqué ce week-end qu’elle pensait pouvoir donner une validation à un premier vaccin d’ici à la fin de l’année pour qu’il puisse être distribué à partir du mois de janvier », a-t-il rappelé, en acquiesçant à la possibilité d’une campagne dès le début de l’année.

« A ce stade, je rappelle (…) que ce sont des résultats préliminaires, qu’il vaut mieux être prudent », a toutefois souligné le porte-parole du gouvernement. Mais « il faut anticiper, ça veut dire réserver des doses de vaccin. On le fait au niveau européen : plusieurs centaines de millions de doses ont été réservées auprès des différents laboratoires », a-t-il expliqué, précisant que cinq contrats étaient déjà finalisés, et qu’un sixième allait l’être, « on l’espère », avec Moderna.

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  • EELV et Génération Ecologie veulent abroger la limite du 1 km

Europe Ecologie-Les Verts et Génération Ecologie ont annoncé, dans un communiqué commun publié mardi, déposer un référé liberté devant le Conseil d’Etat afin de faire abroger par le gouvernement « la limite 1h/1 km » pour les promenades dans le cadre du confinement.

Pour les deux formations écologistes, la limitation à un kilomètre et une heure de déplacement pour les promenades apparaît « disproportionnée et contraire à l’objectif poursuivi de protéger la santé des Français ». Elle porte « une atteinte manifestement grave à plusieurs libertés fondamentales, au premier rang desquelles le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », et renforce « les inégalités environnementales ».

  • La fréquence des transports se réduit

Signe que les déplacements sont moins nombreux avec ce deuxième confinement, la fréquence des transports en commun d’Ile-de-France va être réduite à partir de mercredi aux heures creuses sur de nombreuses lignes – jusqu’à 50 % dans le métro –, a fait savoir mardi Ile-de-France Mobilités dans un communiqué. De son côté, la SNCF a supprimé jusqu’à 30 % de ses trains régionaux pour adapter son service à la baisse de la fréquentation, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué. La compagnie ferroviaire a toutefois décidé de ne pas réduire davantage les rotations des TGV, qui assurent, depuis le début de novembre, 30 % du service habituel.

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Le Monde avec AFP

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