Covid-19 : Moderna, AstraZeneca… où en sont les autres vaccins ? – Le Parisien

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Plusieurs vaccins contre le Covid-19 sont actuellement en course. En dehors de celui Pfizer, efficace à 90 % d’après les résultats annoncés lundi, voici où en sont les uns et les autres, alors que l’épidémie touche la planète.

Moderna. La firme américaine, dirigée par un Français, Stéphane Bancel, pourrait être la seconde, après Pfizer, à annoncer des résultats positifs. Pour l’instant Moderna n’a pas rendu public ses essais de phase 3, qui sont menés sur 30000 volontaires pour évaluer son efficacité, dernier stade avant le feu vert d’autorités réglementaires, mais elle a laissé entendre qu’elle allait communiquer sur ce thème d’ici la fin de l’année. Selon des informations qui ont été données par le groupe « le vaccin ARNm-1273 induit une réponse immunitaire forte et rapide au SARS-CoV-2 ». Elle utilise la technique novatrice dite de « l’ARN recombinant », comme le fait Pfizer.

Covid-19 : Moderna, AstraZeneca… où en sont les autres vaccins ?

AstraZeneca/Oxford. Le vaccin du groupe anglo-suédois est lui aussi prometteur. Le laboratoire a annoncé que son vaccin «entraînait une réponse immunitaire encourageante de la part des jeunes adultes et des personnes âgées». « Cet essai avait été interrompu suite à l’apparition d’une maladie chez un participant, mais il a depuis pu redémarrer » précise le professeur Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil). Le vaccin est actuellement au stade des essais cliniques plus larges dits de phase 3, soit l’étape précédant son autorisation par les autorités.

Sanofi. Des essais sont encore en phase 2 qui, avant de passer en phase 3, permet d’évaluer sur une centaine d’individus si le vaccin produit une réponse immunitaire. Le géant français, et son homologue britannique GSK, avancent sur leur projet de candidat vaccin. Ils semblent un peu moins avancés que ceux de Pfizer, Moderna, et AstraZeneca, et il n’y a pas eu de communication sur des passages en phase 3.

Vaccins chinois et russe. Leurs caractéristiques sont qu’il existe peu de données les concernant. Les autorités sanitaires chinoises ont affirmé que leur vaccin était en bonne voie, n’hésitant pas à vacciner déjà des milliers de soldats avec ce prototype. Le plus avancé des projets du pays se nomme Sinovac. Pourtant la communauté internationale manque d’informations sur leurs travaux. « Il n’y a pas de parution scientifique permettant de savoir où en sont les Chinois. C’est assez flou », constate le professeur Lelièvre.

Preuve de cette opacité : les responsables des essais cliniques d’un vaccin chinois au Brésil ont fait part ce mardi de leur « indignation » après la suspension des tests de phase 3, saluée, au contraire, par le président brésilien Jair Bolsonaro comme une « victoire » personnelle. « L’incident grave » qui justifie cet arrêt, une personne décédée parmi les 10 000 volontaires brésiliens selon la presse du pays, est « sans rapport avec le vaccin » a déclaré le laboratoire chinois Sinovac. Il se dit toujours « confiant dans la sûreté du vaccin ».

La situation est encore plus obscure côté russe, où Vladimir Poutine a clamé que le vaccin « Spoutnik » était efficace… mais sans en apporter la preuve, et sans publication scientifique transparente sur ce thème.

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