Covid-19 : Macron se donne «huit à dix jours» pour décider d’une évolution des restrictions – Le Figaro

Spread the love
  • Yum

INFO LE FIGARO – «Resserrer» ou «relâcher» l’étau : il est encore trop tôt pour trancher, a déclaré vendredi le chef de l’État, devant des élus de la majorité.

Durcir ou assouplir les restrictions sanitaires ? Emmanuel Macron a «besoin de huit à dix jours pour décider si on resserre ou si on peut relâcher les contraintes», a-t-il déclaré vendredi devant une vingtaine de parlementaires de la majorité réunis en visioconférence, selon des propos rapportés au Figaro par un participant.

Le chef de l’État se donne encore le temps d’arbitrer entre ces deux options, mais c’est la première fois qu’il évoque un possible assouplissement des règles depuis l’entrée en vigueur du couvre-feu, le 15 décembre dernier. Trois semaines après son pari de ne pas reconfiner la population, le président observe une circulation du virus toujours intense avec plus de 22.000 nouveaux cas positifs chaque jour, selon les chiffres de Santé publique France (SpF).

Prudent, le porte-parole du gouvernement a évoqué vendredi sur France 2 un horizon plus lointain pour «commencer à alléger les restrictions», en faisant allusion aux «prochaines semaines» voire aux «prochains mois», sur fond d’accélération de la vaccination – la barre du million de personnes vaccinées avec deux doses a été franchie jeudi. L’objectif est de voir «une décrue» de l’épidémie arriver, mais à ce stade «elle n’est pas là, en tout cas elle n’est pas massive», selon Gabriel Attal.

À VOIR AUSSI – Covid-19: faut-il alléger maintenant les restrictions?


«Pas moi qui crée le duel face à Le Pen»

Soupçonné par la gauche et la droite d’alimenter un face-à-face avec la présidente du Rassemblement national (RN) en vue de la présidentielle de 2022, le chef de l’État s’est défendu de toute stratégie en ce sens, devant les parlementaires. «Ce n’est pas moi qui crée le duel face à Le Pen. Elle était là avant moi. Ce n’est pas nous qui l’avons installée mais ses électeurs», a-t-il affirmé. «Il a appelé à la combattre et non à la banaliser», rapporte un participant.

Exhorté par son allié MoDem et d’autres partis à honorer sa promesse d’instaurer une dose de proportionnelle pour l’élection des députés, afin de mieux représenter les sensibilités politiques à l’Assemblée nationale, le président a aussi promis de dégager du temps parlementaire, si l’Assemblée nationale et le Sénat trouvent un accord.

Leave a Reply

%d bloggers like this: