Covid-19 : Macron contraint d’opérer un nouveau tour de vis face au variant Delta – Le Monde

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Jean Castex et Emmanuel Macron, à l'Elysée, mercredi 9 juin 2021.

Le répit aura été de courte durée. Le 20 mai, alors que les voyants repassaient au vert sur le front du Covid-19, Emmanuel Macron partageait un café en terrasse avec son premier ministre, Jean Castex, en se réjouissant de la « liberté retrouvée » par les Français à la faveur du déconfinement. Le chef de l’Etat se projetait alors avec gourmandise vers la fin de son quinquennat, en envisageant de relancer le train des réformes suspendues à cause de la crise sanitaire. Un mois et demi plus tard, M. Macron voit son agenda politique à nouveau perturbé par la reprise de l’épidémie. « C’est Souviens-toi l’été dernier, grimace un responsable de la majorité. On pensait en avoir fini avec le Covid mais finalement, il revient. »

Alors qu’il pensait pouvoir tourner la page du virus, le locataire de l’Elysée est contraint de remettre un nouveau tour de vis pour tenter de contenir la progression rapide du variant Delta, très contagieux.

Après une réunion consacrée à ce sujet, mercredi 7 juillet, Emmanuel Macron présidera un conseil de défense sanitaire extraordinaire, lundi 12, à l’issue duquel de nouvelles mesures devraient être annoncées. « Plusieurs dispositifs très opérationnels sont envisagés », explique un proche du chef de l’Etat, afin d’éviter qu’« une quatrième vague » vienne de nouveau mettre sous tension les services hospitaliers dans les semaines à venir.

Plusieurs pistes à l’étude

Parmi ces outils figure notamment la vaccination obligatoire pour les soignants. Le gouvernement entend mettre en œuvre cette obligation à travers un projet de loi, qui doit être présenté mardi 13 juillet en conseil des ministres, afin d’être adopté au Parlement avant la fin du mois. Le gouvernement est parvenu à trouver un consensus avec l’ensemble des forces politiques, à l’exception de La France insoumise, qui émet des réserves, et du Rassemblement national, défavorable. Mercredi, au terme d’une rencontre, le ministre de la santé, Olivier Véran, et une quinzaine d’organisations professionnelles du secteur s’y sont également dits favorables.

Vendredi 16, la ministre du travail, Elisabeth Borne, recevra les partenaires sociaux pour aborder la question des sanctions disciplinaires en cas de refus. La possibilité d’étendre la vaccination obligatoire à d’autres catégories en contact avec du public, comme les professeurs, fait débat.

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Autre piste à l’étude : l’extension du passe sanitaire. Dans un entretien au Monde, le « M. vaccins » du gouvernement, Alain Fischer, évoque la possibilité de rendre la détention de ce sésame nécessaire pour accéder aux cinémas, aux théâtres ou aux restaurants. Des lieux auxquels les non-vaccinés ne pourraient donc pas accéder, afin de les pousser à se faire injecter une dose. Les tests « pour convenances personnelles » pourraient ne plus être gratuits pour ces mêmes personnes à partir de la rentrée de septembre.

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