Covid-19 : les restaurants n’ouvriront pas avant le 20 janvier 2021 – Le Monde

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« C’est la marche des sacrifiés. Nous souhaitons faire entendre notre colère et notre désespoir. Nous voulons recommencer à travailler », affirme Patrick Franchini, propriétaire de l’établissement Au moulin des écorces, à Dole, dans le Jura. En tant que président du syndicat Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) du département, il était en tête du cortège organisé, mardi 24 novembre, à Lons-le-Saunier, quelques heures avant les annonces du président de la République.

Regardez l’infographie : les étapes de la sortie du confinement

Restaurateurs et cafetiers, accompagnés de leurs fournisseurs, sont allés accrocher symboliquement leur tablier à la grille de la préfecture, avant de déposer leurs clés devant la permanence de la députée La République en marche (LRM). De tels rassemblements ont été organisés ces derniers jours par l’UMIH à Marseille, Lyon, Grenoble, Besançon, Vesoul, Quimper, Brest ou Belfort. Une manière de faire pression sur le gouvernement pour obtenir une réouverture des cafés et restaurants, dont les portes se sont fermées le 29 octobre. La deuxième fermeture administrative décrétée cette année pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19.

Lire les annonces : restrictions des déplacements assouplies, réouverture des petits commerces

Sauf qu’Emmanuel Macron y est resté sourd. Lors de son allocution télévisée, mardi, le chef de l’Etat leur a fixé rendez-vous… le 20 janvier 2021, pour évaluer la situation sanitaire et leur donner un éventuel feu vert de réouverture. Un calendrier concernant avant tout les restaurants et les salles de sport. Pour les bars et les discothèques, il faudra patienter davantage pour avoir une visibilité sur la reprise.

Pour tenter d’adoucir la mauvaise nouvelle, M. Macron a évoqué une nouvelle aide aux restaurateurs, ainsi qu’à l’ensemble des sociétés obligées de rester fermées pour raison sanitaire, comme les boîtes de nuit ou les salles de sport. L’ensemble de ces entreprises pourront demander un soutien correspondant à 20 % de leur chiffre d’affaires réalisé sur la même période de 2019, ou préférer les 10 000 euros par mois, aide proposée actuellement. Sachant que les salariés continuent de bénéficier du chômage partiel.

« Les 20 % représentent les charges fixes. Cela sécurise les entreprises, mais ne donne pas de marge pour l’exploitant. Nous aurions préféré 30 % », estime Hubert Jan, président de la branche restauration de l’UMIH. Il regrette, bien évidemment, la fermeture pour les fêtes. « Les réveillons de fin d’année dans les restaurants sont souvent l’occasion pour les gens seuls de trouver du réconfort », affirme M. Jan, qui va proposer dans son établissement de Fouesnant (Finistère) homards, foie gras et autres plats festifs à emporter, à partir de la mi-décembre.

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