Covid-19 : les courbes se stabilisent, le gouvernement confronté aux questions concernant Noël – Le Monde

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Des policiers patrouillent à vélo dans les rues de Montpellier, le 16 novembre 2020.

Après une forte augmentation des contaminations, l’épidémie de Covid-19 semble régresser en France et les courbes des nouvelles entrées à l’hôpital se stabilisent, même si, pour le gouvernement, confronté aux demandes de réouverture des commerces et au défi de Noël, « il est trop tôt pour crier victoire ».

« Nous avons commencé la décroissance de l’épidémie », a déclaré Olivier Véran, ministre de la santé, mardi sur RMC/BFM-TV. « Cela ne veut pas dire que nous avons vaincu le virus ou que l’épidémie serait terminée. Ça veut dire que nous sommes toujours en phase de circulation active importante du virus, mais que nous sommes en train de reprendre le contrôle sur la dynamique de l’épidémie », a-t-il expliqué. « C’est en train d’aller mieux, vos efforts sont en train de payer, il ne faut surtout pas les arrêter », a insisté le ministre de la santé.

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La pression reste forte à l’hôpital, avec près de 33 500 personnes actuellement hospitalisées, dont plus de 4 900 dans les services de réanimation. Lors du pic épidémique du printemps, à la mi-avril, ce chiffre avait grimpé à près de 32 300, époque où plus de 6 500 personnes étaient en réanimation. Au total, plus de 45 000 personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de l’épidémie.

  • Ralentissement des entrées à l’hôpital

Le ralentissement de l’épidémie commence à produire ses effets sur les entrées à l’hôpital. Lundi, l’agence sanitaire Santé publique France a fait état de près de 16 800 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours, une tendance à la baisse depuis le 9 novembre. Dans le même temps, plus de 2 600 malades du Covid-19 ont été admis dans les services de réanimation sur la même période, alors que cet indicateur dépassait encore 3 000 patients en début de semaine dernière.

« Il semble qu’il y ait une inflexion de la courbe de nouveaux cas, mais les hôpitaux sont toujours pleins, les réanimations sont toujours pleines, donc on n’y est pas encore », a résumé, sur Europe 1, Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris et maire (Les Républicains) de La Garennes-Colombes.

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  • La décision de rouvrir les commerces prise « la semaine prochaine »

C’est dans ce contexte que se profile pour le gouvernement le défi des fêtes de fin d’année, avec Noël et le jour de l’an à l’horizon. « Ce que nous voulons, c’est permettre évidemment aux Français de passer des fêtes de Noël, du Nouvel An, des vacances (…) en famille », mais « je ne peux pas vous donner de date de fin du confinement », a déclaré Olivier Véran mardi sur RMC/BFM-TV. Dans un entretien au Monde ce week-end, le premier ministre, Jean Castex, avait déjà fermé la porte « avant longtemps » aux « rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ».

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Le gouvernement est également confronté aux demandes de rouvrir au plus vite tous les commerces, pour sauver de nombreux indépendants de la faillite. Le secteur réclame notamment de pouvoir rouvrir dès le 27 novembre, pour permettre aux commerçants de profiter de la gigantesque opération de promotions du « Black Friday » une revendication soutenue par 34 députés de la majorité, qui ont écrit à Emmanuel Macron, et la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

M. Véran a affirmé mardi qu’il ne disposait pas d’« éléments qui permettent de penser que nous pourrions les rouvrir le 27 ». De son côté, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé que la décision serait prise « courant de la semaine prochaine ». Il a ainsi assuré sur France 2 :

« Aujourd’hui, l’objectif, c’est le 1er décembre, mais évidemment, s’il y a de très bonnes nouvelles, que la situation continue de s’accélérer de manière positive, on fera au mieux pour que les commerçants puissent travailler. Notre souhait, c’est que les commerçants puissent rouvrir le plus rapidement possible. »

Quant aux restaurateurs, le gouvernement leur donnera « des perspectives au début du mois de décembre », mais il n’y a pour l’instant « pas de décision prise sur le calendrier », a déclaré M. Attal.

  • Le gouvernement vise une vaccination dès janvier

Le gouvernement « se met dans les starting-blocks pour être prêt à distribuer un vaccin » dès janvier s’il est validé, et a budgété pour cela 1,5 milliard d’euros pour 2021, a expliqué M. Attal sur France 2. Après l’annonce la semaine dernière par le laboratoire américain Pfizer et par son homologue allemand BioNTech d’un vaccin efficace à 90 %, la société de biotechnologie Moderna a affirmé lundi que le sien avait une efficacité de 94,5 %. « L’Agence européenne du médicament a indiqué ce week-end qu’elle pensait pouvoir donner une validation à un premier vaccin d’ici à la fin de l’année pour qu’il puisse être distribué à partir du mois de janvier », a-t-il rappelé, en acquiesçant à la possibilité d’une campagne dès le début de l’année.

« A ce stade, je rappelle (…) que ce sont des résultats préliminaires, qu’il vaut mieux être prudent », a toutefois souligné le porte-parole du gouvernement. Mais « il faut anticiper, ça veut dire réserver des doses de vaccin. On le fait au niveau européen : plusieurs centaines de millions de doses ont été réservées auprès des différents laboratoires », a-t-il expliqué, précisant que cinq contrats étaient déjà finalisés, et qu’un sixième allait l’être, « on l’espère », avec Moderna.

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  • EELV et Génération Ecologie veulent abroger la limite du 1 km

Europe Ecologie-Les Verts et Génération Ecologie ont annoncé, dans un communiqué commun publié mardi, déposer un référé liberté devant le Conseil d’Etat afin de faire abroger par le gouvernement « la limite 1h/1 km » pour les promenades dans le cadre du confinement.

Pour les deux formations écologistes, la limitation à un kilomètre et une heure de déplacement pour les promenades apparaît « disproportionnée et contraire à l’objectif poursuivi de protéger la santé des Français ». Elle porte « une atteinte manifestement grave à plusieurs libertés fondamentales, au premier rang desquelles le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », et renforce « les inégalités environnementales ».

  • La fréquence des transports se réduit

Signe que les déplacements sont moins nombreux avec ce deuxième confinement, la fréquence des transports en commun d’Ile-de-France va être réduite à partir de mercredi aux heures creuses sur de nombreuses lignes – jusqu’à 50 % dans le métro –, a fait savoir mardi Ile-de-France Mobilités dans un communiqué. De son côté, la SNCF a supprimé jusqu’à 30 % de ses trains régionaux pour adapter son service à la baisse de la fréquentation, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué. La compagnie ferroviaire a toutefois décidé de ne pas réduire davantage les rotations des TGV, qui assurent, depuis le début de novembre, 30 % du service habituel.

  • Le Marathon de Paris programmé le 17 octobre 2021

Annulé cette année en raison de la pandémie de Covid-19, le prochain Marathon de Paris aura lieu le 17 octobre 2021, a annoncé mardi Amaury Sport Organisation, la société organisatrice de l’épreuve. Autre victime collatérale du Covid-19, le semi-marathon de Paris de 2020 se déroulera de son côté le 5 septembre 2021. Ces deux courses étaient initialement programmées au printemps dans la capitale française.

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Le Monde avec AFP

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