Covid-19 : le variant Delta et le ralentissement de la vaccination inquiètent l’exécutif – Le Monde

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Jean Castex et Emmanuel Macron à l’Elysée à Paris, le 9 juin 2021.

L’inquiétude sourd dans les rangs de l’exécutif : le Covid-19 n’est pas mort. Seulement affaibli. Depuis le lancement du déconfinement, début mai, Emmanuel Macron veut oublier l’épidémie, soucieux de « tourner la page de ce moment de la vie de la nation » et de relancer le train des réformes avant l’élection présidentielle de 2022.

Mais la progression du variant Delta dans une grande partie du monde, France comprise, laisse planer une ombre sur l’optimisme du chef de l’Etat. Et si une quatrième vague frappait à la rentrée, comme en 2020, après avoir cru l’espace d’un été au retour à la vie normale ? « C’est une possibilité », prévient un poids lourd du gouvernement. Le ralentissement de la campagne vaccinale n’éclaircit pas les perspectives. « La crise sanitaire n’est pas terminée », a alerté le premier ministre, Jean Castex, mardi 29 juin, à la veille de la fin des jauges dans les commerces et les restaurants.

Véran : « Humilité et vigilance »

Pour l’heure, les conséquences du variant Delta se lisent plutôt à l’étranger. La Russie bat des records de mortalité. Le Royaume-Uni a retardé la dernière étape de son déconfinement, tout comme certains pays d’Asie. L’Australie, pour sa part, cloître de nouveau chez elle une partie de sa population.

En France, ce variant, « très contagieux », dixit le ministre de la santé, Olivier Véran, gagne du terrain et représente désormais 20 % des nouveaux cas diagnostiqués. Pour autant, il ne gonfle pas encore le nombre de malades. Ce dernier est même en baisse depuis avril, avec en moyenne moins de 2 000 cas positifs répertoriés chaque jour. L’exemple britannique, néanmoins, qui a vu naître une reprise de l’épidémie malgré une couverture vaccinale plus étendue, invite « à l’humilité et à la vigilance », a reconnu M. Véran, mardi, sur Franceinfo.

L’inquiétude a contribué à faire dévisser les Bourses européennes, lundi, tout comme le cours de l’euro, ou celui du prix du baril de pétrole. « Il reste un risque sanitaire, a alerté le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur la chaîne CNews. Le seul obstacle qu’il y a encore sur le chemin du retour à une croissance très forte en 2021 et le retour à la normale totale au début 2022, c’est le risque du variant. » En conséquence, le patron de Bercy a lancé un appel à la population : « Vaccinez-vous ! C’est notre sécurité sanitaire collective qui en dépend. »

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