Covid-19 : le premier ministre, Jean Castex, fera un point sur la situation épidémique jeudi – Le Monde

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Le personnel médical du SMUR de Lille prend en charge un patient atteint du Covid-19 de l’hôpital de Roubaix avant un transfert par avion vers l’hôpital de Münster, dans le nord de l’Allemagne, à l’aéroport de Lille-Lesquin, dans les Hauts-de-France, le 10 novembre.

Bientôt les effets des couvre-feux, puis du reconfinement ? La deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 progresse moins vite en France, notamment en région parisienne, dix jours après la mise en place des nouvelles mesures de restrictions de déplacement.

Le premier ministre, Jean Castex, tiendra une conférence de presse jeudi, à 18 heures, afin de faire un point hebdomadaire sur l’évolution de la situation dans le pays, a ainsi fait savoir Matignon, mardi 10 novembre.

Cette prise de parole sera « surtout pédagogique », a expliqué un conseiller de l’exécutif à l’Agence France-Presse (AFP). La liste des ministres y participant n’est pas encore arrêtée.

« On ne s’oriente pas du tout vers un desserrage [des restrictions] pour les commerces, a-t-il ajouté. C’est un peu tôt. »

« Il y a de premiers indicateurs qui ont été évoqués par [le ministre de la santé] Olivier Véran, mais la baisse n’est pas suffisamment forte et on n’a pas suffisamment de recul pour savoir si ce n’est que conjoncturel ou tendanciel. »

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C’est le même message qu’a émis, dans la matinée, au micro de France Inter, le président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner. Ce dernier a ainsi balayé la possibilité d’une réouverture des petits commerces à court terme.

Par ailleurs, une réunion en visioconférence est prévue à Matignon ce mardi, à 20 h 30, avec tous les membres du gouvernement. Un conseil de défense se réunira jeudi matin à l’Elysée, selon une source gouvernementale.

  • « Le pic de l’épidémie est devant nous », prévient Jérôme Salomon

La veille, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a donné un « signe d’espoir », en observant, lors d’un point de presse, que « les métropoles qui ont bénéficié des mesures de couvre-feu connaissent une évolution plutôt favorable » de leur situation épidémiologique.

« Nous sommes à un moment sensible, crucial, où nos efforts portent leurs fruits. Plus nous respecterons le confinement, plus vite nous pourrons alléger les contraintes qui pèsent sur nous tous. »

Le directeur de la santé a toutefois prévenu que « le pic de l’épidémie » était encore « devant nous ». « La deuxième vague progresse toujours », a-t-il averti, faisant état de 551 décès dans les hôpitaux au cours des dernières vingt-quatre heures. Le nombre de morts depuis le début de l’épidémie a atteint, lundi, 40 987.

Par ailleurs, 31 125 personnes atteintes du Covid-19 sont hospitalisées, dont 4 690 se trouvent en réanimation – sur une capacité totale, toutes pathologies confondues, déjà portée de 5 000 à 6 400 lits, et qui devrait bientôt passer à 7 500. Mais cela entraîne des fermetures de blocs opératoires et des déprogrammations d’interventions chirurgicales.

  • « Pas de détente générale » dans les hôpitaux publics

Les hôpitaux publics restent sous la « pression très forte » de l’épidémie de Covid-19 et « on ne sent pas de détente générale suffisante pour parler de frémissement positif », a insisté, mardi, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux. « Il ne faut pas baisser la garde » ni « donner l’impression que le pic de la vague serait derrière nous », a-t-il fait valoir, appelant « à la plus grande prudence sur l’évolution des chiffres ».

« La réalité qui remonte des territoires est plus dure », a affirmé M. Valletoux au cours d’une visioconférence de presse, prenant pour exemple la région Bourgogne-Franche-Comté, où « les passages aux urgences pour Covid-19 ont augmenté de 50 % ces sept derniers jours ».

Même inquiétude en Auvergne-Rhône-Alpes, « une région dans l’œil du cyclone », qui dénombre entre 500 et 600 hospitalisations quotidiennes. « Un niveau très haut par rapport aux capacités » locales, a-t-il souligné. Les services de réanimation y sont saturés, avec seulement « une quarantaine de places disponibles », rendant « nécessaire d’accélérer les transferts » de patients vers d’autres régions − d’ailleurs 90 sont encore « attendus cette semaine ».

Lire aussi : Les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes se préparent à de fortes turbulences
  • La Nouvelle-Calédonie prolonge ses restrictions aériennes

Alors que le coronavirus ne circule pas, pour l’heure, en Nouvelle-Calédonie, l’archipel a décidé de prolonger, jusqu’au 31 juillet 2021, la limitation drastique de sa desserte aérienne internationale. Début septembre, ces mesures prises initialement en mars avaient déjà été prolongées jusqu’en mars 2021.

Le trafic aérien est limité à une liaison par semaine en provenance de la métropole (via Tokyo) pour les urgences familiales, médicales ou professionnelles, ainsi qu’une autre vers Sydney, en Australie, pour les évacuations sanitaires, « sauf évolution favorable de la situation mondiale », a fait savoir, mardi, l’exécutif calédonien. Deux vols hebdomadaires sont par ailleurs opérés vers les îles Wallis et Futuna, exemptes elles aussi du Covid-19. Des rotations ponctuelles vont aussi être organisées dans la zone Pacifique pour permettre aux résidents de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et du Vanuatu de rejoindre leurs familles, a-t-on rapporté de même source.

Le gouvernement a en revanche « invité » les étudiants calédoniens qui se trouvent en métropole « à rester où ils se trouvent afin de respecter les mesures de confinement », tandis que ceux « en fin de cursus » doivent se signaler auprès du centre opérationnel chargé des rapatriements.

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Le Monde avec AFP

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