Covid-19 : le point sur les fermetures de classes par académie – Le Figaro

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INFOGRAPHIE – À Paris, le nombre de classes fermées a doublé en 24 heures. Le Figaro fait le point sur la situation, académie par académie, depuis début mars.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le début du mois de mars, le nombre de classes et d’établissements fermés ne cesse de croître dans l’ensemble de l’Hexagone. Vendredi 26 mars, selon les derniers chiffres communiqués par l’Éducation nationale, ce sont 3 256 classes ( sur un total de 528 400 soit 0,6%) et 148 structures scolaires (publiques et privées sous contrat) qui avaient portes closes. Mais le chiffre a bondi en 24 heures. Ce lundi soir, 473 classes dans les écoles, collèges et lycées parisiens étaient fermées, indique ce mardi après-midi l’adjoint à la mairie de Paris chargé de l’Education, Patrick Bloche. C’est presque deux fois plus qu’en fin de semaine dernière, où 246 classes étaient déjà fermées. 9 écoles sont par ailleurs totalement fermées.

Comparée à la semaine précédente, il s’agit d’une augmentation de plus de 60% pour les classes et de 54% pour les établissements scolaires. Ces fermetures concernent jusqu’à présent surtout les écoles (116). Dans le secondaire, seulement 22 collèges et 10 lycées étaient concernés.

Cette forte augmentation ne devrait pas se tarir. Contrairement à nombre de ses voisins européens, la France refuse de fermer ses écoles, même si désormais l’apparition d’un malade dans une classe entraîne sa fermeture dans les 19 départements les plus touchés. Le collectif des «Stylos rouges» a d’ailleurs déposé plainte pour «mise en danger de la vie d’autrui» contre le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, accusé de «ne pas protéger les personnels en contact avec les enfants» qui «répandent le virus» du Covid-19, a-t-il annoncé l’AFP. «On est face à un ministre qui est dans le déni total de la réalité: qui nous a dit qu’on était plus en danger à la maison qu’à l’école, qu’il n’y avait pas de cas dans les écoles, qui a minoré les chiffres… Alors que les établissements scolaires explosent», a précisé Nicolas Glière, porte-parole du collectif qui revendique 74 200 membres, enseignants et personnels de l’éducation.

Même si le gouvernement reconnaît que le virus circule dans les établissements scolaires, ce mardi, lors de la séance de questions au gouvernement, Olivier Véran a déclaré: «l’école n’est pas un foyer infectieux (…). Nous assumons le choix de maintenir l’éducation le plus longtemps possible».

À VOIR AUSSI – Covid-19: ne pas fermer les écoles «est une valeur ajoutée» en France, affirme Olivier Véran

L’académie de Créteil, dont dépendent les départements de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne et du Val-de-Marne, est de loin la plus touchée avec 536 fermetures contre 222 une semaine auparavant. Et l’académie de Lyon enregistre la plus forte hausse avec 177 classes fermées contre 24 la semaine précédente. Seule l’académie de Corse voit le nombre de classes fermées diminuer d’une semaine sur l’autre.

Dans l’Éducation nationale, les témoignages s’enchaînent pour relater les difficultés grandissantes à faire fonctionner les établissements, les personnels enseignants et administratifs étant eux-mêmes touchés par l’épidémie. En Seine-Saint-Denis, département francilien particulièrement frappé, des élus ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme.

«Depuis plusieurs semaines et chaque jour davantage, la situation sanitaire dans les écoles (du département) se dégrade. Élèves, enseignants, personnels communaux (…) sont de plus en plus nombreux (à être) contaminés par le virus. Ils ne peuvent plus assurer leurs missions», avertissaient samedi cinq maires du département dans Le Parisien. D’autant que si c’est l’enseignant qui est détecté positif, tous ses élèves risquent d’être dispatchés dans d’autres classes, ce qui favorisera les brassages, pourtant totalement déconseillés.

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