Covid-19 : le nouveau protocole sanitaire à l’école en 5 questions – LCI

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CORONAVIRUS – Dès mardi, un nouveau protocole sanitaire s’appliquera dans les écoles maternelles et primaires. Les règles concernant les élèves “cas contacts” auprès d’un camarade testé positif au Covid-19 vont s’assouplir.

Les consignes changent à l’école. A partir de mardi, un nouveau protocole s’appliquera dans les établissements de primaire et de maternelle : les règles concernant les cas contacts d’un élève porteur du Covid-19 vont y être assouplies. Une décision qui devrait limiter le nombre de fermetures de classes et éviter une année scolaire “en gruyère” à certains enfants. LCI revient sur ce processus revu et corrigé en 5 questions.

Pourquoi un nouveau protocole est-il instauré ce mardi ?

Le Haut Conseil pour la santé publique (HSCP) a décrété que les enfants étaient peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer leurs enseignants, qui portent tous un masque devenu obligatoire. Ce changement, amorcé jeudi dernier par le ministre de la santé Olivier Véran, vise à limiter les fermetures trop fréquentes et souvent inutiles des classes, ainsi qu’à réduire “les nombreux conflits avec les familles“, nous explique Gilles Langlois, directeur d’une école parisienne. 

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Combien y-a-t-il eu de fermetures de classes à ce jour ?

Selon les derniers chiffres officiels, 89 établissements scolaires (publics et privés sous contrat) sont actuellement fermés en France en raison de cas de contaminations par le coronavirus (sur un total de 61.500), dont 76 écoles maternelles ou primaires.

Les classes fermées, elles, sont autour de 2.000. “Un chiffre qui va sans doute descendre dans les jours qui viennent avec le nouveau protocole“,  a affirmé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur RTL ce lundi. 

Qu’est-ce qui change lorsqu’un élève est positif dans une classe ?

Désormais, il faudra trois cas confirmés au sein d’une classe, et non plus un seul, pour que les autres élèves de celle-ci soient considérés comme “contacts à risque“. Ainsi, l’enfant porteur du virus devra s’isoler chez lui pendant sept jours mais cela n’empêchera plus ses camarades de continuer à aller à l’école. “Il y aura moins d’enfants renvoyés chez eux par mesure de précaution“, a fait valoir l’entourage du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer.  

Quant à l’enseignant, il ne sera plus considéré, lui non plus, comme un “contact à risque“.  Il continuera à assurer le suivi pédagogique des élèves en présentiel. Précédemment, un élève ou un professeur considéré comme “contact à risque” ne pouvait pas revenir à l’école avant d’avoir réalisé un test négatif sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé.

Quand élèves et personnel devront-ils se tester ?

Dés qu’un élève est identifié comme “contact à risque“, il peut revenir à l’école après un isolement de sept jours à compter du dernier contact avec le cas confirmé. Aucun test ne sera exigé à condition que l’enfant ne présente aucun symptôme. En revanche, si des symptômes se manifestent, le retour à l’école n’est possible que si les parents attestent par écrit avoir consulté un médecin et qu’aucun test n’a été prescrit. Autrement dit, que ces symptômes ne sont pas ceux du coronavirus. Sinon, le retour devra se faire sept jours après disparition des symptômes. 

En ce qui concerne le personnel de l’établissement considéré comme “contact à risque”, il peut revenir dans l’établissement si le test, réalisé sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé, est négatif. Toutefois, si il présente des symptômes, il devra rester chez lui et ne revenir que si le médecin n’a pas prescrit de test ou que celui-ci est négatif. 

Qu’en pensent les enseignants ?

Si ce nouveau protocole va rassurer les parents et les professeurs qui pouvaient être inquiets de voir les établissements fermer au moindre cas, il pose question à certains enseignants. “On a l’impression que le virus s’arrête à la porte de l’école, conteste Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU. Les enfants ne portent pas de masque, il y a du brassage dans les classes; même s’ils sont moins contaminants, ils le sont quand même.” “Le risque que l’on prend, c’est de ne plus informer les parents de l’existence de cas à l’école, et que le virus se propage au sein des familles car il peut y avoir des enfants asymptomatiques“, poursuit-elle, anxieuse. 

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Cette annonce surprise intervient en même temps que la reprise épidémique, donc cela suscite forcément les inquiétudes des enseignants et des parents d’élèves“, peste également Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. 

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