Covid-19 : le dépistage massif par prélèvement salivaire est désormais possible en France – Le Monde

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Le test de salive à action rapide EasyCOV est utilisé par les professionnels de santé et fonctionne avec les réactifs à une température de 65 degrés Celsius pendant 30 minutes après le prélèvement de l’échantillon de salive. Les résultats du test sont lus par analyse colorimétrique.

Le dépistage massif du virus SARS-CoV-2 par prélèvement salivaire est désormais possible. Dans un avis, rendu public jeudi 11 février, la Haute Autorité de santé (HAS) autorise le recours à cette méthode dans le cadre de dépistages « à large échelle » sur un groupe fermé (établissement scolaire, Ehpad…). Le caractère « non invasif » du test permet une « acceptabilité » sur les personnes symptomatiques, précise l’instance.

Le test naso-pharyngé – parfois douloureux chez les jeunes enfants – rencontrait une résistance dans les contextes où il n’est pas démontré que le virus circule, comme les opérations de « dépistage aléatoire » mises en place par l’éducation nationale. Le recours au test salivaire est désormais préconisé pour la recherche de cas contacts « lorsque le prélèvement naso-pharyngé est difficile ou impossible ». Le délai entre le test et le résultat n’est cependant pas plus court pour le test salivaire que pour le test naso-pharyngé.

Nécessaire calibrage des machines

Dans un avis précédent, rendu le 22 janvier, la HAS avait déjà ouvert la voie aux tests de dépistage du Covid-19 à partir de prélèvements salivaires. L’autorité indépendante avait jugé que le résultat issu de RT-PCR, technique de référence, devait être jugé fiable quel que soit le mode de prélèvement, et ce malgré la perte de sensibilité de 3 % à 13 % du prélèvement salivaire par rapport au naso-pharyngé. La sensibilité mesure la capacité d’un test à détecter le maximum de personnes infectées, et donc à générer le moins de faux négatifs possible.

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« Ce différentiel [de sensibilité] est à mettre en balance avec l’acceptabilité du prélèvement salivaire, par rapport au naso-pharyngé, par exemple chez les enfants ou dans des populations pour qui un test doit être répété régulièrement », notait alors l’avis. Indolore, ce prélèvement a également l’avantage de ne pas mobiliser un professionnel de santé pour enfoncer l’écouvillon dans les narines et ouvre la voie à l’autoprélèvement par simple crachat.

Techniquement, l’analyse salivaire présente cependant quelques contraintes, notamment le prétraitement des échantillons et le calibrage des machines, qui n’est pas le même que pour l’étude d’un échantillon naso-pharyngé. C’est pourquoi la HAS a d’abord voulu consulter les acteurs de terrain et recueillir plus de données cliniques avant de rendre son avis.

Inquiétudes sur le terrain

L’autre inconnue reste la logistique du déploiement des tests, notamment en milieu scolaire. Lors du point presse hebdomadaire du 4 février, le ministre de la santé, Olivier Véran, avait promis des « opérations collectives de dépistage » au retour des vacances de février – c’est-à-dire début mars, pour la dernière zone.

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