Covid-19 : le conseil scientifique recommande de dépister davantage dans les écoles pour éviter les fermetures de classes – Le Monde

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Une classe d’école élementaire, à Reims, le 24 août 2021.

Les tests de dépistage du Covid-19 dans les écoles primaires devraient être généralisés et plus réguliers que ce qui est prévu par le ministère de l’éducation nationale, faute de quoi la rentrée pourrait être « très complexe », avec des fermetures de classes à répétition, préconise le conseil scientifique dans une note d’alerte rendue publique vendredi 27 août.

« Dans cette population non vaccinée, le risque de circulation intense du virus à la rentrée est très élevé et la règle de fermeture des classes dès le premier cas pourrait rendre la réouverture du primaire très complexe, notamment en cas de fermeture » répétée d’une même classe, prévient l’organe de conseil du gouvernement dans sa note d’alerte.

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Aussi, il « regrette l’abandon du dépistage [généralisé ou plus réactif dans la classe lors d’un cas détecté] », qui aiderait à atteindre l’objectif « de maintenir les classes et les écoles ouvertes afin de préserver l’éducation et la santé mentale des enfants », selon le document remis au gouvernement le 20 août, actualisé mercredi et mis en ligne vendredi.

« Le passe sanitaire ne dispense pas des gestes barrières »

Jeudi, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé « un objectif de 600 000 tests salivaires hebdomadaires » dans les écoles primaires, qui accueillent environ 4 millions d’élèves. S’appuyant sur une étude de modélisation récente, le conseil explique qu’« un dépistage bihebdomadaire » avec « une adhésion de 50 % de la population scolaire (…) permettrait de garder les classes ouvertes si les enfants trouvés infectés sont renvoyés à leur domicile ».

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« Les études réalisées montrent qu’au-dessus de 50 % il y a une valeur à dépister de manière régulière », avait souligné le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, mercredi sur France 2. « Chez les adolescents, le dépistage pourrait également apporter un bénéfice important pour le contrôle de l’épidémie, ce d’autant qu’il sera pratiqué dans une population partiellement vaccinée (supérieur à 50 %) et où les efforts à réaliser pour contrôler la circulation du virus seront de fait moins importants », selon la note.

Le passe sanitaire « ne doit pas être compris ni mis en œuvre comme une protection absolue contre la contamination », avertit l’instant consultative dans le même document. Il « ne dispense en rien » de « respecter le plus possible les gestes barrières », tels que la distanciation physique, l’aération des locaux et le port du masque, « en particulier pour les personnes les plus à risque », ajoute-t-il.

Le Monde avec AFP

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