Covid-19: le Conseil scientifique pour le maintien des écoles ouvertes, mais sous “surveillance beaucoup… – BFMTV

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Malgré l’arrivée du variant britannique sur le territoire français, le gouvernement n’a pour l’heure pas décidé de fermer les écoles. Le Conseil scientifique approuve mais recommande une surveillance renforcée.

En sursis, les écoles restent ouvertes. Mais sous surveillance renforcée. Alors que le Covid-19 continue de peser sur le système de santé français, avec plus de 19.000 nouveaux cas de contaminations en 24h recensés mardi, le gouvernement fait pour l’heure le choix de préserver l’enseignement scolaire en présentiel. Une position soutenue par le Conseil scientifique, malgré la présence en France du variant anglais du virus, beaucoup plus contagieux.

“Les données anglaises sur la pénétration du variant anglais dans les écoles ne sont pas suffisamment claires pour nous pousser à fermer les écoles en France. Nous recommandons de poursuivre l’ouverture des écoles mais avec des mesures de surveillance beaucoup plus strictes”, explique ce mercredi matin sur France info Jean-François Delfraissy.

Dans le contexte actuel, le président du Conseil scientifique recommande “d’abord de dépister très vite les cas et d’identifier très vite s’il s’agit du mutant anglais. Il faut ensuite prendre une décision très rapide de fermeture de classe voire d’établissement”.

“Surveillance ciblée”

Réputé plus contagieux, ce variant détecté pour la première fois en France à Tours en décembre dernier, inquiète les autorités. D’autant qu’il semble se diffuser sur l’ensemble du territoire français, en particulier à Bagneux et Marseille, où des clusters ont été détectés.

Pour ne pas que les établissements scolaires représentent un tremplin pour ce mutant, “il faut mettre en place une surveillance ciblée au niveau des écoles et des enseignants pour qu’on ait une idée du pourcentage de ce que représente le mutant anglais” dans ce milieu, propose Jean-François Delfraissy.

Concernant les universités, les discussions se portent sur une reprise des cours pour une partie des étudiants à partir des vacances de février, en respectant une jauge de la moitié ou du quart des étudiants, selon nos informations.

L’objectif est de ne pas sacrifier l’enseignement des jeunes générations comme lors du premier confinement où toutes les écoles avaient été fermées. Le Premier ministre Jean Castex a expliqué jeudi 7 janvier, lors d’une conférence de presse, qu’il fallait “vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles” car les conséquences sont “absolument dramatiques”.

Eviter le décrochage

Lors du premier confinement, le ministère de l’Education nationale avait estimé à 4% le taux d’élèves décrocheurs. Il était même monté jusqu’à 20% dans les lycées professionnels.

Le Premier ministre a assuré que le gouvernement suivait “tous les jours, la situation des clusters de contamination dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées qui ont déjà vu leur fonctionnement allégé avant les vacances de Noël”. Cette position a été confirmée par Olivier Véran qui n’envisage pas non plus “à ce stade” de fermer les écoles, en prolongeant, par exemple, les vacances de février.

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Un report des premières épreuves du bac, en mars, a également été rejeté pour l’heure, a assuré le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Véronique Fèvre avec Ambre Lepoivre

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