Covid-19 : le confinement prolongé d’au moins quinze jours tant que la pression sur les hôpitaux n’est pas retombée – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Le premier ministre Jean Castex, lors d’une conférence de presse sur l’épidémie du Covid-19, au ministère de la santé, à Paris, le 12 novembre.

Le confinement va donc durer. Quinze jours après sa mise en place, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi 12 novembre sa prolongation sous sa forme actuelle au moins jusqu’au 1er décembre, et ensuite possiblement sous une forme allégée pour une partie des commerces jusqu’aux vacances de Noël.

Quelques heures après un conseil de défense à l’Elysée consacré au Covid-19, le chef du gouvernement a exposé sa stratégie pour les prochaines semaines. Si d’ici le 1er décembre, les indicateurs de circulation du virus et de saturation des hôpitaux devaient se détériorer, « alors nous serions amenés à prendre des mesures supplémentaires afin d’arrêter la vague », a-t-il prévenu. Si au contraire, comme les courbes épidémiques le laissent présager, le tassement du nombre de nouveaux cas se traduisait par une réduction du nombre de malades en réanimation, de « premiers allègements pourraient intervenir à compter du 1er décembre », a-t-il promis.

Nos graphiques : quelle est la situation de l’épidémie dans les 101 départements français ?

Quinze jours de confinement n’ont pour l’instant pas permis de faire retomber la pression très forte qui pèse sur les hôpitaux. Plusieurs indicateurs, même s’ils restent à un niveau élevé, se sont cependant améliorés, possiblement en partie grâce à « la mise en place successive des différents couvre-feux » dans plusieurs métropoles en octobre, relève Santé publique France (SPF) dans son point épidémiologique hebdomadaire publié jeudi soir. Les effets de la mise en place du confinement, eux, « pourront être observés dans les prochaines semaines », souligne l’agence.

Des signaux positifs

Parmi les signaux positifs d’ores et déjà constatés, le ralentissement du nombre de nouvelles contaminations au SARS-CoV2, en baisse de 14 % sur sept jours, selon SPF. Le taux de reproduction du virus, le « R », c’est-à-dire le nombre de personnes infectées en moyenne par une personne malade, est passé en dessous de 1, pour s’établir à 0,93. Une évolution jugée encourageante par l’épidémiologiste Antoine Flahault. « Quand le R est à 1, ce qui est à peu près le cas en France en ce moment, on est en plateau, a-t-il expliqué sur BFM-TV. Il faut que le R diminue encore pour arriver en zone de sécurité et retrouver le contrôle de l’épidémie. »

Lors de sa conférence de presse, le premier ministre s’est à plusieurs reprises dit « très prudent » à l’égard d’une tendance qualifiée de « fragile ». Pas question donc de baisser la garde trop tôt. Cet « infléchissement » doit encore être « confirmé », a-t-il jugé. Si l’augmentation du nombre d’hospitalisations et d’admissions en réanimation est certes moins forte que la semaine précédente, les patients Covid continuent d’affluer dans les hôpitaux. « Nous comptons, ces derniers jours, une hospitalisation toutes les trente secondes et une admission en réanimation toutes les trois minutes », a souligné M. Castex. Jeudi, plus de 32 654 patients Covid étaient hospitalisés (soit davantage qu’au pic de la première vague) et 4 803 se trouvaient en « réa », le pic de cette deuxième vague étant espéré « en début de semaine prochaine ». Au vu de ces chiffres, « il serait irresponsable de lever ou alléger le dispositif dès maintenant », a estimé le chef du gouvernement.

Il vous reste 44.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Leave a Reply

%d bloggers like this: