Covid-19 : l’Angleterre lève les dernières restrictions malgré la flambée de l’épidémie – Le Monde

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Des passagers du métro de Londres, le 14 juillet 2021.

Du « Freedom Day » – le « jour de la liberté » – au risque de « Covid chaos »… Le gouvernement britannique devait maintenir la levée de toutes les restrictions sanitaires légales en Angleterre à partir de lundi 19 juillet – fin du port du masque obligatoire dans les magasins et les transports, fin des jauges en intérieur.

Mais, à en croire le Mail on Sunday, Boris Johnson a renoncé au discours « churchillien » qu’il préparait pour l’occasion, préférant appeler ses concitoyens à la « prudence » dimanche.

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Et pour cause : la stratégie de Downing Street paraît de plus en plus risquée, alors que les infections au Covid-19 ont franchi la barre des 50 000 cas quotidiens et que l’économie est menacée de paralysie car des millions de Britanniques sont contraints de se mettre en quarantaine pour avoir été cas contacts. A commencer par Boris Johnson lui-même, tout comme Rishi Sunak, son chancelier de l’Echiquier, qui ont confirmé s’isoler, jusqu’au 26 juillet, après avoir côtoyé le ministre de la santé, Sajid Javid, testé positif samedi. Ils ont bien tenté de se soustraire à la quarantaine, mais y ont très rapidement renoncé, face à un début de polémique.

Samedi, 54 674 cas de contamination en vingt-quatre heures avaient été comptabilisés au Royaume-Uni, une hausse de 40 % en une semaine. Dimanche, 48 161 cas étaient de nouveau rapportés. Et si les vaccins Pfizer et AstraZeneca s’avèrent efficaces à plus de 90 % pour éviter les cas graves et les hospitalisations, ces dernières progressent rapidement, avec 740 patients admis à l’hôpital le 13 juillet, soit le double du début du mois. Les décès restent également limités (vingt-cinq morts enregistrées dimanche), mais ils suivent la même inquiétante progression que les hospitalisations.

Des centaines de milliers de cas contacts

Déjà, des hôpitaux sous pression – à Birmingham par exemple – ont annoncé déprogrammer des opérations. Autre conséquence, également très embarrassante, dans la semaine du 5 juillet, 530 126 Britanniques ont été contactés par l’application de traçage des cas contacts, Test & Trace, leur demandant de s’isoler.

Les médias nationaux parlent désormais d’une « pingdemic » (une épidémie de notifications envoyées par l’application) : par manque de personnels forcés de rester chez eux, le métro londonien a dû fermer deux lignes de son réseau samedi ; Steve Rowe, le PDG de Marks & Spencer, explique, lui, dans les colonnes du Sunday Times, que la chaîne de magasins allait devoir réduire ses plages horaires, faute de personnel.

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