Covid-19 : Johnson & Johnson « retarde le déploiement » de son vaccin en Europe après sa suspension annoncée aux Etats-Unis – Le Monde

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Voici qui vient s’ajouter aux doutes planant déjà autour du vaccin d’AstraZeneca : les autorités sanitaires américaines ont recommandé, mardi 13 avril, « une pause » dans l’utilisation d’un autre vaccin contre le Covid-19, élaboré cette fois par le laboratoire Johnson & Johnson. Dans la foulée, l’entreprise américaine a annoncé vouloir retarder le déploiement de son produit en Europe.

La Food and Drug Administration (FDA), qui s’occupe d’autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire américain, a expliqué être « en train d’enquêter sur six cas rapportés, aux Etats-Unis, de personnes ayant développé des cas sévères de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin ». Ainsi, pendant le temps que durera l’enquête, la FDA a-t-elle « recommand[é] une pause », par voie de communiqué.

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Six cas sur plus de 6,8 millions de doses

« A l’heure actuelle, ces effets indésirables semblent extrêmement rares », avec six cas identifiés sur plus de 6,8 millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson déjà administrées aux Etats-Unis, mais l’innocuité des vaccins est « la priorité absolue » du gouvernement fédéral, souligne la FDA.

Les cas recensés concernent des femmes âgées de 18 à 48 ans, qui avaient reçu le vaccin six à treize jours plus tôt, et qui ont développé des caillots sanguins atypiques (thromboses des sinus veineux cérébraux), associés à un faible taux de plaquettes dans le sang (thrombocytopénie).

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis, se réuniront mercredi afin d’évaluer ces cas. L’agence américaine des médicaments passera ensuite en revue leurs conclusions.

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Enquête également ouverte par l’AEM

L’annonce de cette suspension survient alors que l’Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé la semaine dernière qu’elle enquêtait sur des liens entre le vaccin de Johnson & Johnson et des cas de caillots sanguins.

Le vaccin unidose de Johnson & Johnson a été autorisé en urgence aux Etats-Unis à la fin de février, après ceux à deux doses de Pfizer-BioNTech et de Moderna. Il s’est révélé efficace à 66 % pour prévenir les formes modérées à sévères du Covid-19, selon des essais cliniques effectués sur quelque 40 000 personnes âgées de 18 ans ou plus dans plusieurs pays à travers le monde.

A vecteur viral, le vaccin de Johnson & Johnson utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d’un fragment du virus responsable du Covid-19. Une fois dans les cellules, une protéine typique du SARS-CoV-2 est produite, éduquant le système immunitaire à le reconnaître.

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Le Monde avec AFP et Reuters

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