Covid-19 en France : un reconfinement est-il inéluctable ? Olivier Véran à 20h ce jeudi sur TF1 – Sud Ouest

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C’est une petite musique chaque jour plus insistante et déprimante. Celle d’un reconfinement qui prend corps à mesure que les chiffres de l’épidémie et les interventions de scientifiques se multiplient pour le suggérer. 

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Olivier Véran à 20h sur TF1

Une semaine après l’annonce du couvre-feu avancé à 18h sur le tout le territoire, Olivier Véran sera sur le plateau de TF1 à 20h, mais il ne faut pas attendre de “grande annonce”, indique une source proche du gouvernement. Il n’y aura “pas d’évolution des restrictions nationales cette semaine”, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. “Nous donnons sa chance à ce (dispositif), il est possible que cette mesure permette de freiner la circulation du virus encore davantage dans notre pays”, a-t-il ajouté, alors que certains médecins plaident déjà pour un reconfinement.

Mais “on peut se poser la question de savoir si ce confinement, dans la mesure où les vaccins arrivent (…), ne pourrait pas être proposé—et d’ailleurs le conseil scientifique l’a proposé—aux gens les plus à risque?”, a suggéré sur RMC/BFM-TV l’infectiologue de l’hôpital Cochin, Odile Launay. “Ce sont eux qui vont être très vite vaccinés, qui sont le plus à risque d’être hospitalisés, de faire des formes graves”, a-t-elle poursuivi, et “ça permettrait de maintenir une certaine vie économique et en particulier pour nos plus jeunes d’envisager de reprendre une vie, de reprendre la fac”.

Que disent les chiffres? 

Comparés à ceux d’avril ou de novembre, les chiffres de l’épidémie ne semblent pourtant pas si catastrophiques. Ils sont même meilleurs que ceux de nos voisins européens. 2 800 personnes étaient mercredi soir en service de réanimation contre 7 000 en avril et 4800 en novembre. 25 000 nouveaux cas par jour contre 50 000 au pic de novembre, une moyenne de 400 décès par jour à comparer aux 900 d’avril et 600 de novembre.

La tendance récente, est toutefois à la hausse avec un nombre de patients en réanimation au plus haut depuis mi-décembre, et qui n’a cessé d’augmenter depuis 10 jours. 

Seule bonne nouvelle, le taux d’incidence—les nouveaux cas pour 100.000 habitants sur une semaine—s’est stabilisé au niveau national depuis plusieurs jours, autour de 190. S’il est encore trop tôt pour y voir un effet des couvre-feux à 18h, le ministère de la Santé estime que cette solution est “efficace” dans les quinze départements où il est entré en vigueur depuis le 2 janvier. Deux semaines plus tard, le taux d’incidence y est en baisse dans dix départements. 

L’explosion annoncée des variants

Le problème numéro 1, ce sont les variants : anglais, sud-africain, brésilo-nippon, bien plus transmissibles, certains peut-être résistants aux vaccins.  Selon le professeur Renaud Piarroux, chercheur en épidémiologie à l’institut Pierre Louis et chef de service à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, interrogé ce jeudi sur franceinfo, le variant britannique sera dominant en France “à partir du mois de mars”. Il entraînera alors une explosion du nombre de cas dans l’Hexagone. Comparable à ce que connaît le Royaume-Uni depuis le mois de décembre. Avec un pic d’hospitalisations trois à quatre fois plus important que lors des deux premières vagues.

“Pour l’instant ça monte doucement, mais cela va ensuite monter vite. La seule solution serait de reconfiner très rapidement. Car plus on attend, plus la saturation des hôpitaux sera longue à faire redescendre, en raison de l’inertie. On parle alors en mois.”

Il s’agit donc d’anticiper une situation qui deviendrait  incontrôlable. Un troisième confinement ne serait donc pas curatif, mais bien préventif. 

3e confinement : quand, comment ? 

Le gouvernement refuse pour l’instant de l’évoquer, même si le scénario serait sur la table comme l’évoque Europe 1. Mais l’exécutif préfère attendre de connaître l’effet du couvre-feu à 18 heures sur la propagation de l’épidémie. Le 14 janvier dernier, Jean Castex avait d’ailleurs donné rendez-vous dans au moins 15 jours. Si les chiffres de l’épidémie venaient à déraper trop vite, le gouvernement devra revoir sa copie, très rapidement. 

Plusieurs options s’offriront alors à lui : une montée encore accrue mais toujours progressive des restrictions, avec confinement le week-end combiné au couvre-feu actuel, confinement “light” comme en novembre, “dur” comme en mars dernier. Un confinement uniquement pour les personnes “à risque”, comme le suggère ce jeudi un infectiologue…

Une chose est certaine : la question des écoles reviendra au centre des débats. Foyers de contamination de plus en plus avérés, leur fermeture se révèle cependant fatale pour l’économie. Une solution pourrait être de placer un confinement qui semble inévitable sur les 5 semaines que couvrent les vacances de février. Toutes zones, elles débutent le 6 février pour s’achever le 8 mars. 

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