Covid-19 : en France, le nombre de personnes hospitalisées s’approche du pic du mois d’avril – Le Monde

Spread the love
  • Yum

Le nombre de personnes hospitalisées des suites du Covid-19 se rapproche du pic atteint lors de la première vague de l’épidémie, selon les dernières données publiées par Santé publique France, publiées mercredi 11 novembre.

Il y a désormais 31 946 patients hospitalisés en France, dont 4 803 en réanimation. Le pic des hospitalisations avait été atteint le 14 avril avec 32 292 patients. Le bilan de l’épidémie s’est en outre alourdi de 329 morts, pour atteindre 42 535 décès dans le pays.

Signe du débordement des hôpitaux, nombre de CHU ont dû déprogrammer des opérations de chirurgie et, dans certains cas, reporter des consultations.

Lire aussi Votre opération à l’hôpital a été déprogrammée ? Racontez-nous

Des professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme. Pour les personnes atteintes de cancer, « tous les indicateurs passent au rouge », s’alarmait mardi la Ligue contre le cancer, pointant « des insuffisances de prises en charge » de ces malades.

  • Une réouverture « à ce stade » des commerces balayée par le gouvernement

En pleine seconde vague, le premier ministre, Jean Castex, prendra la parole ce jeudi à 18 heures pour faire un point sur la situation sanitaire.

A quelques heures d’un conseil de défense, et alors que le président de la République avait donné rendez-vous aux commerçants mi-novembre afin d’évaluer une possible réouverture des magasins, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a fermé la porte, mercredi, à une réouverture des commerces « à ce stade ».

« A chaque fois que l’on se déplace, on multiplie les possibilités de contamination et donc on multiplie les possibilités d’expansion du virus. »

Disant « comprendre » la « détresse » des commerçants, il a toutefois expliqué sur Franceinfo que cette mesure a été prise « pour éviter que nous nous déplacions plus qu’il n’en faut ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Avec le reconfinement, la panique gagne les commerçants français

Dans les colonnes du Parisien, la ministre du travail, Elisabeth Borne, a de son côté appelé à ce que « toutes les activités qui sont télétravaillables » soient faites à distance, reconnaissant une « marge de manœuvre » dans la mise en œuvre de cette mesure moins bien acceptée que lors du confinement au printemps.

Lire aussi : La négociation sur le télétravail au point mort
  • Le décret élargissant le nombre de personnes vulnérables bénéficiant du chômage partiel paru au « JO »

Le décret élargissant le nombre de personnes à risque face au Covid-19 et ouvrant le chômage partiel à ces individus « les plus vulnérables face au risque de forme grave d’infection » est paru mercredi au Journal officiel (JO). Il entrera en vigueur jeudi.

Un précédent décret avait mis fin, à compter du 1er septembre, au dispositif exceptionnel d’indemnisation (certificat d’isolement et chômage partiel) pour les travailleurs vulnérables, institué début mai en raison de la crise sanitaire. Plusieurs associations de patients et de professionnels de santé avaient alors exprimé leur inquiétude et demandé des garanties quant aux conditions de retour au travail des personnes vulnérables.

Dans le décret paru mercredi, le gouvernement fournit la liste des situations jugées à risque, notamment avoir « 65 ans et plus », « être au troisième trimestre de la grossesse », souffrir d’« hypertension artérielle compliquée », d’un « diabète non équilibré », d’« asthme sévère », d’obésité, de la maladie de Parkinson ou encore d’un « cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ».

  • Le maire de Nice plaide pour un couvre-feu nocturne dans sa ville

De son côté, le maire de Nice, Christian Estrosi, a demandé au préfet des Alpes-Maritimes la mise en place d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin. « Je veux que nous limitions les interactions sociales », a-t-il souligné lors d’une visioconférence.

« On verra ce qu’il apportera comme réponse, mais le soir il y a des gens qui sortent, même si les rues restent vides. On a le réflexe de s’inviter les uns chez les autres (…) et c’est à ce moment-là que circule le virus », a déploré, mercredi, l’élu Les Républicains (LR).

Lire aussi : Les médecins généralistes en première ligne face au Covid-19

M. Estrosi a également annoncé que pour éviter « tous les regroupements », les mobiliers urbains de la ville seront enlevés comme les chaises bleues de la célèbre promenade des Anglais, ainsi que les bancs « d’ici demain », a-t-il détaillé.

Paris a, outre le confinement, interdit depuis le 7 novembre, la livraison et la vente à emporter par les restaurants et bars, ainsi que la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique entre 22 heures et 6 heures.

  • La Savoie en tête des contaminations, une hausse brutale encore inexpliquée

La Savoie est devenue cette semaine le département le plus touché par l’épidémie : cet afflux brutal de malades dans les hôpitaux reste inexpliqué et engendre une mobilisation générale des structures de santé du territoire pour y faire face. Des transferts de patients vers d’autres CHU s’organisent, plusieurs ont ainsi été acheminés à Nantes et en Bretagne.

Avec 1 167 cas positifs pour 100 000 habitants, le département présente une incidence du coronavirus 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale.

Alors que la seconde vague n’a pas atteint son pic, 448 malades y sont hospitalisés pour Covid, contre 127 au plus fort de la première vague. Et 127 morts sont déjà à déplorer à l’hôpital contre 68 au printemps, ainsi que 32 en Ehpad contre 31.

Pour tenter de comprendre cette situation, les infectiologues avancent un faisceau d’indices : un « effet région » car le virus circule fort en Auvergne-Rhône-Alpes. Le département est aussi proche du canton de Genève où le taux d’incidence atteint plus de 2 000 cas pour 100 000 habitants.

  • Inquiétude sur une impréparation de la France à l’arrivée d’un vaccin

Dans ce courrier adressé à Emmanuel Macron et rédigé quelques jours après l’annonce d’essais encourageants d’un vaccin, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’inquiète d’une impréparation de la France.

« Que ce soit pour le vaccin de Pfizer [et son partenaire allemand BioNTech] ou pour l’un de ceux développés par d’autres laboratoires actuellement en phase 3, les scenarii doivent être élaborés et les modalités anticipées, qu’il s’agisse de la chaîne d’approvisionnement et de distribution, de la répartition sur le sol national, des personnels habilités à procéder aux vaccinations ou encore de la détermination des publics prioritaires », réclame-t-il ainsi.

« Quand le processus sera lancé, poursuit-il, il faudra aller très vite, et mettre en place des procédures pensées et expliquées en amont. Or une fois encore le flou semble le seul horizon, et l’opacité la règle ».

Lire aussi Quand peut-on espérer avoir un vaccin ? Qui sera prioritaire ? Le point sur la recherche contre le Covid-19

L’Union européenne (UE) a annoncé avoir « conclu ses négociations » avec Pfizer et BioNTech pour acheter jusqu’à 300 millions de doses de leur vaccin contre le Covid. Le vaccin pourrait être disponible dans l’UE « début 2021 », selon une source européenne.

Notre sélection d’articles sur le coronavirus

Le Monde avec Reuters

Leave a Reply

%d bloggers like this: