Covid-19 en France : dans quelles régions l’épidémie regagne-t-elle du terrain ? – Sud Ouest

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Quelques jours avant le Nouvel An, la reprise de l’épidémie inquiète les autorités. Malgré les espoirs liés aux premières vaccinations sur le territoire, la situation sanitaire se dégrade notamment dans la partie Est de la France. Face à cette inquiétude, un nouveau conseil de défense sanitaire se réunit mardi pour définir les mesures à prendre. Si aucune décision définitive ne devrait être prise à l’issue de ce conseil, l’idée de confiner localement avec un retour de l’attestation obligatoire est envisagée et même demandée par des élus.

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Non seulement les indicateurs de l’épidémie, notamment le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) ne baissent plus, mais ils augmentent légèrement. Le taux d’incidence national qui était de 107 cas pour 100 000 habitants début décembre est remonté à 150 fin décembre, laissant craindre l’arrivée d’une troisième vague sur le territoire.

>> À lire aussi : Coronavirus en France : les hospitalisations repartent à la hausse, le nombre de nouveaux cas en baisse

À l’image de Christian Estrosi, maire de Nice, plusieurs élus locaux ont réclamé des mesures plus restrictives pour freiner le regain de l’épidémie comme accélérer la vaccination, avancer le couvre-feu ou limiter les déplacements. Dans le département des Alpes-Maritimes, le taux d’incidence était de 340,7 cas pour 100 000 habitants entre le 18 et le 24 décembre, soit le taux le plus élevé de France. 

Le Grand-Est pas épargné

Les courbes peinent à baisser notamment dans le nord-est de la France. Le Grand-Est est la région où le virus circule le plus rapidement. Cinq départements de cette région ont un taux d’incidence supérieur à 250 : les Ardennes (337), la Meurthe-et-Moselle (311), les Vosges (292), la Meuse (291) et la Haute-Marne (286). Le nombre de patients hospitalisés peine aussi à baisser depuis la levée du deuxième confinement. Lundi 28 décembre, la région Grand-Est comptait 2 987 patients hospitalisés, contre 3011 une semaine plus tôt.

Jean Rottner, le président de la région Grand-Est réclame un confinement local. “Pour l’instant, la situation tient mais de manière difficile. Et ce que l’on craint, c’est l’effet après Noël, dans les huit jours après les fêtes de famille. Est-ce que l’on ne va pas assister à une recrudescence des hospitalisations aux urgences ?” s’est demandé l’élu. Même avis pour le maire de Nancy Mathieu Klein, favorable à un confinement local

La situation dans les hôpitaux reste notamment tendue dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec un taux de tension hospitalière à plus de 80% dans le Jura, la Saône-et-Loire ou le Doubs.

Fracture avec l’Ouest

Le nombre de cas reste également élevé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment dans le Doubs (310 cas pour 100 000 habitants), le Jura (297,5) ou l’Allier (272), creusant un peu plus la fracture entre l’Est et l’Ouest du pays. À titre de comparaison, la Gironde compte 77,9 cas pour 100 000 habitants. En Nouvelle-Aquitaine, le taux de positivité a diminué la semaine dernière, même si cette baisse est probablement liée à l’augmentation du nombre de tests de personnes asymptomatiques réalisés pendant la période de Noël.

Mais les chiffres apportent un autre enseignement inédit sur la circulation du virus : les territoires ruraux, d’habitude épargnés par rapport aux métropoles, sont aussi touchés. Dans un entretien accordé au JDD, le ministre de la Santé Olivier Véran a noté “une augmentation de l’incidence chez les personnes âgées dans certains territoires ruraux”. 

Dimanche, le ministre n’a pas exclu un troisième confinement national pour empêcher l’arrivée d’une troisième vague. “Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure”, avait-il déclaré.

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