Covid-19 en France : ce qu’il faut attendre des annonces de Véran – RTL.fr

Spread the love
  • Yum

Une nouvelle intervention. Le ministre de la Santé Olivier Véran doit prendre la parole, ce jeudi 1er octobre afin de faire un point sur la situation sanitaire en France, liée au coronavirus. Les indicateurs de l’épidémie de Covid-19 continuent de se dégrader, notamment à Paris, laissant craindre un tour de vis supplémentaire. 

Prévue à 18 heures, l’intervention d’Olivier Véran, désormais hebdomadaire, est très attendue, sur fond de colère des restaurateurs touchés par des fermetures totales de leurs établissements dans les zones d’alerte maximale (Aix-Marseille, Guadeloupe), ou partielles dans les zones d’alerte renforcée, comme Paris et dix autres métropoles (Lyon, Nice, Lille…). 

Déjà placée en zone d’alerte renforcée, synonyme de fermetures de bars à partir de 22 heures et de certaines activités sportives, Paris a atteint les critères théoriques pour basculer en alerte maximale. Dans la capitale, le taux d’incidence, c’est-à-dire les nouveaux cas dépassait le 29 septembre, la barre des 250 pour 100.000 habitants (259,6) sur sept jours, et celui pour les 60-69 ans dépassait les 100 cas positifs pour 100.000 (132,9), selon des chiffres diffusés par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. 

Pas de fermeture totale des bars et restaurants à Paris, Lyon, Lille

“Le gouvernement doit pouvoir prendre des mesures additionnelles nécessaires en fonction de l’évolution de l’épidémie et chaque mesure prise a un temps de vie de 15 jours parce que c’est le temps qui permet de voir son efficacité”, a expliqué Emmanuel Macron, évoquant l’annonce de “décisions” et d'”ajustements” par le ministre de la Santé. 

Selon nos informations, aucune autre ville ne s’apprête à basculer en zone alerte maximale comme c’est le cas pour Marseille. Autrement dit, pas de fermeture totale des bars et restaurants dans la capitale. Idem pour Lyon, Lille, Grenoble et Toulouse, malgré des indicateurs qui ne s’améliorent pas.

L’exécutif veut d’abord voir l’effet des dernières mesures restrictives mises en oeuvre il y a quelques jours à peine – notamment la fermeture des bars à 22 heures – avant de corser davantage le dispositif.

Une mise en garde de Véran

Toujours selon nos informations, Olivier Véran adressera un message clair, lors de sa conférence de presse : si la situation ne s’améliore pas, de nouvelles décisions seront prises. Un changement de pied par rapport à la semaine dernière. 

Le gouvernement ne veut pas risquer une nouvelle fronde des élus et des professionnels directement impactés, notamment les restaurateurs. Cette fois, on consulte d’abord et on décide ensuite en lien avec les maires concernés.

Pas de fermeture généralisée des universités

Pour le moment, une “fermeture généralisée des universités” n’est en tout cas pas à l’ordre du jour, a assuré la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur Europe 1. Jusqu’à présent “quelques dizaines de sites ont été fermés”, souvent par des écoles n’ayant qu’un seul bâtiment comme Sciences-Po Reims. 

À lire aussi

Santé publique France a récemment souligné qu’un tiers des clusters se trouvaient désormais dans les écoles et les universités, sans différencier les deux. “On sait que la contagiosité des étudiants est plus forte que celle des enfants, notamment en raison de leurs activités extérieures”, a affirmé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer dans un entretien au Figaro

“Il y a évidemment des contaminations observées dans les universités”, a de son côté répondu Frédérique Vidal, laissant entendre qu’elles avaient souvent lieu en dehors des établissements. “Quand il y a un cas avéré, c’est facile de tester la promotion entière”, a-t-elle dit. “Quand on parle d’une université, il y a souvent une quinzaine de bâtiments sur des sites différents”, a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur, précisant que c’est le président d’université, en lien avec les préfets et autorités de santé, qui décide d’une fermeture totale ou partielle quand des cas sont avérés. 

Fermeture des salles de sport ?

Les salles de sport de Rennes ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif qui a suspendu la fermeture de ces établissements par arrêté préfectoral. Le juge des référés a ordonné la suspension de l’exécution de l’article 4 de l’arrêté de la préfète d’Ille-et-Vilaine qui prévoyait d’interdire l’accueil du public dans les salles de sport et gymnases situés sur le territoire de Rennes Métropole jusqu’au 10 octobre 2020. 

À Rennes Métropole, le taux d’incidence du Covid-10 est de 155,56 cas pour 100.000 habitants, a indiqué jeudi l’Agence régionale de santé (ARS). A Bordeaux, ce taux est de 140 pour 100.000 habitants sur Bordeaux, contre 170 il y a deux semaines. “La liste exhaustive des foyers de contamination recensés en Bretagne au 11 septembre 2020, en cours d’investigation ou maîtrisés, ne comporte aucun établissement de cette catégorie”, note le juge des référés dans son ordonnance qui souligne que l’interdiction porte “une atteinte grave et immédiate à leur situation économique et financière, déjà impactée par la fermeture imposée durant le confinement”. 

La rédaction vous recommande

Lire la suite

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *