Covid-19 : ce qui va changer avec la fermeture des frontières – Le Figaro

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Lors de son allocution vendredi, Jean Castex a annoncé un durcissement des restrictions sanitaires, parmi lesquelles l’interdiction des déplacements à l’étranger. Qui est concerné, jusqu’à quand ? Nous faisons le point.

C’est la première mesure annoncée par le chef du gouvernement vendredi 29 janvier : «Toute entrée en France et toute sortie de notre territoire à destination ou en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne sera interdite, sauf motif impérieux». Pour éviter un nouveau confinement, l’exécutif a fait le choix de la fermeture des frontières pour limiter la propagation du virus, à l’heure où plusieurs mutants étrangers inquiètent.

À voir aussi – Covid-19: Jean Castex annonce un contrôle renforcé des entrées et des sorties sur le territoire français

  • Quels pays sont concernés ?

L’interdiction gouvernementale concerne tous les déplacements en provenance ou à destination des pays extérieurs à l’espace européen (Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Saint-Siège et Suisse). Pour ces derniers états, toute entrée en France reste possible sous réserve d’un test PCR négatif de moins de 72h.

Sept pays non classés en zone de circulation de l’infection du virus SARS-CoV-2 échappent toutefois à l’interdit : Australie, Corée du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Singapour et Thaïlande. Dans ces États, l’ensemble des catégories de voyageurs sont autorisées à entrer en France.

De leur côté, les territoires d’outre-mer, particulièrement menacés par les variants sud-africain et amazonien du virus, n’échappent pas à la règle. Alors que la Guadeloupe et la Martinique restaient des destinations prisées par les Français pour leurs vacances de février, les déplacements vers et depuis la métropole seront désormais uniquement autorisés pour «motifs impérieux» selon le ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu.

  • Quelles exceptions ?

À partir de dimanche 31 janvier, toute entrée sur le territoire français, quel que soit le mode de déplacement, sera donc automatiquement conditionnée à un test PCR. Une obligation déjà en vigueur pour les déplacements par voie maritime et aérienne, et qui s’étend désormais également aux voies terrestres.

Seule exception évoquée par Jean Castex, les «travailleurs transfrontaliers», particulièrement nombreux en Allemagne, Belgique et Suisse. Les ressortissants français de l’Outre-mer et de l’étranger désireux de venir en France doivent obligatoirement répondre d’un «motif impérieux» dont les contours restent encore flous, mais dont les catégories établies par le Quai d’Orsay sont énumérées dans les attestions actuelles. Ces catégories accordent également un droit d’exception aux étrangers sous certaines conditions, notamment aux diplomates, aux étudiants ou encore aux professionnel de santé concourant à la lutte contre la Covid-19.

Concernant le Royaume-Uni où le variant du SARS-CoV-2 continue de circuler, le ministère des Affaires étrangères indique que les déplacements sont «fortement déconseillés», précisant que seules sont autorisées à transiter les personnes apparaissant sur l’attestation spécifique pour le Royaume-Uni, disponible sur le site du ministère de l’Intérieur.

  • Pour combien de temps ?

En vigueur dès dimanche 31 janvier, la fermeture des frontières a été décrétée jusqu’à nouvel ordre, en fonction de l’évolution de la pandémie. Pour l’Outre-Mer, la mesure n’entrera en vigueur qu’à compter du 2 février.

  • Quelles réactions ?

Surjet de controverse politique depuis le début de la pandémie, la fermeture des frontières a suscité des réactions diverses sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a salué une mesure qui, selon elle, reste «l’un des moyens les plus efficaces pour ralentir l’épidémie», se targuant de l’avoir réclamée «depuis le début».

D’autres, à l’inverse, fustigent une «nationalisation» du virus, comme le philosophe Bernard-Henri Levy qui a déploré une «nation fermant sur elle-même son propre rideau de fer».

Déjà en mars dernier, la France avait été à l’initiative d’une fermeture des frontières extérieures de l’Europe, une mesure toujours valable plus de dix mois après son entrée en vigueur.

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