Covid-19 : Anne Hidalgo veut rendre le masque obligatoire dans certaines zones de Paris – Le Monde

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Sur l’esplanade du Trocadéro, face à la tour Eiffel, le 3 août 2020. A Paris, le masque n’est pour le moment pas obligatoire en extérieur.

A Paris, le port du masque va devenir obligatoire dans certaines zones pour tenter d’endiguer l’inquiétante reprise de l’épidémie de Covid-19. Tel est du moins le souhait d’Anne Hidalgo, la maire (Parti socialiste) de la capitale. Elle s’apprête, mardi 4 août, à transmettre une demande en ce sens à Didier Lallement, le préfet de police de Paris. Au printemps, plusieurs communes avaient tenté d’imposer le port du masque en extérieur, mais avaient perdu les recours intentés devant la justice. Depuis le 31 juillet, les préfets sont officiellement habilités à prendre cette décision.

« Porter le masque est désagréable, surtout lorsqu’il fait chaud, mais c’est un geste vraiment nécessaire alors que l’épidémie repart, argumente Anne Souyris, l’adjointe à la maire de Paris chargée de la santé. Nous allons donc demander à ce qu’il devienne obligatoire dans les lieux extérieurs où il y a beaucoup de monde et où respecter la distance d’un mètre entre chacun est difficile. »

La liste des zones concernées n’est pas encore totalement figée, mais elle devrait comprendre au moins les rues commerçantes, les quais de Seine, les parcs et jardins, ainsi que les marchés découverts. Les lieux où les touristes et les Parisiens font la queue en plein air devraient également être inclus.

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La situation sanitaire se dégrade à Paris

« Nous incitions déjà les Parisiens à utiliser le masque le plus possible, mais ce n’était pas très suivi », reconnaît Anne Souyris. Si le port de cette protection est globalement respecté à l’intérieur des commerces et dans les transports en commun, où il est obligatoire, la pratique est tout autre à l’extérieur. Dans les rues, « 90 % des gens n’en ont pas », évalue l’adjointe, avec de fortes variations d’un quartier à un autre.

« C’est désolant, mais nous sommes au début d’une deuxième vague », estime l’adjointe à la maire chargée de la santé

Or la situation sanitaire qui se dégrade incite les pouvoirs publics à durcir les mesures de lutte contre l’épidémie. « Après avoir baissé jusqu’en juin, tous les indicateurs montrent désormais une remontée du Covid-19 à Paris et dans sa région, constate Anne Souyris. Le mouvement est lent, mais régulier depuis un mois. Il y a eu un infléchissement clair. C’est désolant, mais nous sommes au début d’une deuxième vague », estime-t-elle.

Une analyse voisine de celle effectuée par les membres du conseil scientifique dans leur dernier avis au gouvernement, rendu public mardi. A l’échelle de la France, « il est hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou l’hiver prochain », écrivent-ils, en s’alarmant en particulier de la recrudescence du Covid-19 dans les grandes villes. « Le premier pic épidémique (…) a montré la fragilité des métropoles à des risques sanitaires de ce type », soulignent-ils. Ajoutant : « La surmortalité liée au Covid-19 a été plus importante dans les zones les plus denses. »

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