Couvre-feu à 18h : quels autres départements sont aussi sous surveillance ? – LCI

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Dès ce samedi soir, quelque 6,5 millions de Français devront, sauf dérogation, rentrer chez eux avant 18 heures. Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Vosges et Territoire de Belfort : quinze départements situés sur la façade Est de l’Hexagone où l’épidémie est la plus virulente sont concernés par ce renforcement des restrictions pour le moment. “On a rajouté deux heures de couvre-feu, on aura surement un impact dans le bon sens dans 15 jours-trois semaines, mais probablement très modeste”, a réagi ce samedi Frédéric Adnet, chef des urgences de l’hôpital Avicennes de Bobigny.

Au niveau national, les derniers chiffres de Santé Publique France publiés vendredi soir montrent une légère baisse du nombre de patients hospitalisés et en réanimation, comme les jours précédents. Mais le nombre de nouveaux cas par jour est toujours important, avec près de 20.000 quotidiens en moyenne ces deux derniers jours. “Si la situation était amenée à se dégrader davantage dans certains territoires, on prendra les décisions qui s’imposent“, a averti vendredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur TF1, en réponse notamment à une question sur la possibilité de l’instauration de reconfinements locaux. 

Plusieurs départements se rapprochent en effet du seuil d’alerte fixé par l’exécutif de 200 cas positifs pour 100.000 habitants dans la population et chez les plus de 65 ans. C’est notamment le cas sur la période du 23 au 29 décembre (dernières données disponibles) de Paris (143), de la Guyane (143,5), des Alpes-de-Haute-Provence (151,1), de l’Ardèche (151,4), de l’Isère (156,1), du Rhône (157,1), du Bas-Rhin (161,8), du Vaucluse (163,5), de l’Aisne (167,1), du Var (167,5), du Cher (167,7), de l’Yonne (173,7), des Bouches-du-Rhône (175,9), de l’Orne (177,7), des Hautes-Pyrénées (179), du Haut-Rhin (187,5), de la Côte-d’Or (190,8) ou encore de l’Allier (192,6). 

La situation étant sujette à évolution, un nouveau point d’étape devrait avoir lieu le samedi 9 janvier. Cité par Le Parisien, le maire de Dijon, François Rebsamen, apporte un début d’explication concernant la décision du gouvernement d’écarter la Côte d’Or de la liste des départements visés par le couvre-feu de 18 heures, en dépit de la hausse des cas de contamination dans la région. “J’ai échangé longuement avec lui avant le conseil de défense, rapporte l’édile. Il voulait savoir ce que je ressentais et prendre le pouls de la population. Je lui ai dit que s’il me demandait mon avis, je sentais un vrai ras-le-bol à Dijon et je lui ai suggéré d’attendre avant d’agir”. Sans pour autant influencer le choix de l’exécutif, leur échange a forcément dû peser dans la balance.

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