Coronavirus : un cinquième cas confirmé en France et un premier vol de rapatriement à Wuhan – Sud Ouest

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Un cinquième cas de contamination par le nouveau coronavirus a été détecté mercredi en France, la fille d’un touriste chinois qui reste lui même dans un état grave, tandis qu’un premier avion devait s’envoler dans la soirée pour rapatrier 200 Français de Wuhan, la ville chinoise d’où s’est propagée l’épidémie.

« Un cinquième cas a été avéré : il s’agit de la fille du touriste chinois qui a été hospitalisé récemment en réanimation dans un état grave », a annoncé la ministre de la Santé Agnès Buzyn au cours d’un point presse.

Le père de cette nouvelle malade, un homme de 80 ans arrivé en France le 23 janvier, représentait le quatrième cas recensé en France de cette pneumonie virale apparue en Chine en décembre.

Les trois autres patients confirmés en France sont un couple chinois (un homme de 31 ans et une femme de 30 ans), hospitalisés à Bichat, ainsi qu’un Français d’origine chinoise de 48 ans hospitalisé à Bordeaux

« Confinement » des expatriés pendant 14 jours

Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé qu’un premier vol partirait mercredi soir de France vers Wuhan, épicentre de l’épidémie qui a touché plus de 6 000 personnes et fait 132 morts à ce jour en Chine.

Cet avion, « un A340 Esterel militaire » comprenant à son bord « une équipe médicale d’une vingtaine de personnes », ramènera « environ 200″ ressortissants français désirant être rapatriés. Il sera de retour  »vendredi dans la journée”.

« Ces personnes seront transférées dans un lieu où elles seront mises en confinement pendant 14 jours”, a précisé la ministre. Il s’agira d’ »un lieu d’accueil convivial, agréable pour les familles et sous la surveillance médicale H24″, a rappelé Agnès Buzyn, qui n’a pas dévoilé l’emplacement de ce lieu de confinement.

Ce premier vol, réservé à des « personnes qui ne présentent pas de symptôme », sera suivi d’un autre « demain ou après-demain » (c’est-à-dire jeudi ou vendredi, ndlr) qui accueillera d’autres Français et des ressortissants d’autres pays européens, dans le cadre d’un processus de coopération.

Agnès Buzyn a également annoncé que les autorités sanitaires françaises avaient mis à jour la définition des « cas suspects », « pour élargir la capacité de repérage de cas qui arriveraient sur notre territoire ».

Sera désormais considérée comme tel « toute personne venant d’une zone où il y a une transmission inter humaine importante ».

Le touriste chinois de 80 ans n’avait dans un premier temps pas été repéré, lorsqu’il avait consulté les urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou (Paris) le samedi 25 janvier, a expliqué mercredi après-midi son médecin à Bichat. 

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