Coronavirus : Trois questions sur le futur allègement du télétravail dans les entreprises – 20 Minutes

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Un open space désert à Paris. — Xavier Francolon/SIPA
  • Une réunion sur le télétravail a lieu ce lundi soir entre les syndicats, le patronat, et le ministère du Travail.
  • L’enjeu est de préparer le retour progressif des salariés dans les bureaux.
  • Cet aménagement du télétravail reste très dépendant de l’évolution de l’épidémie.

En avril, reste à ton domicile, en mai, retourne dans ta société ? Ce sera peut-être le nouveau dicton du gouvernement. En plus des réouvertures, attendues dans les prochaines semaines, des terrasses et des musées, l’exécutif se penche aussi sur une possible évolution des règles du télétravail. Ce lundi soir, Elisabeth Borne, la ministre chargée du dossier, va s’atteler à la tâche avec les partenaires sociaux. 20 Minutes fait le point sur les enjeux de cette réunion.

Quelles sont les pistes sur la table ?

Tout est très flou pour le moment. « On parlera avec les organisations patronales et syndicales de la façon dont on pourra faire évoluer les règles à partir de la mi-mai », a prudemment expliqué Elisabeth Borne la semaine dernière.

Ce lundi, son entourage restait aussi très mesuré : « L’objectif de la réunion est d’échanger avec les organisations syndicales et patronales sur les perspectives des prochaines semaines et de voir comment le protocole sanitaire pourra être allégé progressivement. (…) La réunion ne sera pas conclusive », indique-t-on à 20 Minutes. Il pourrait notamment être question du nombre de jours en présentiel, ou encore d’une augmentation des « jauges » mises en place dans les entreprises (au moins 4m2 par personne actuellement).

Le recours au télétravail est-il toujours respecté par les entreprises ?

Depuis des mois, l’exécutif rabâche sans cesse que le télétravail est une « obligation » pour ceux dont la présence n’est pas indispensable au bureau. Malgré cette fermeté de façade, le recours au télétravail s’est peu à peu effrité entre janvier et mars 2021, pour diverses raisons : la lassitude d’être chez soi pour les salariés ou encore le flou juridique autour de cette « obligation », exploité par les entreprises récalcitrantes.

Le 31 mars, Emmanuel Macron avait remis un coup de pression en demandant un « télétravail systématisé ». En apparence, le discours a eu une certaine efficacité. Selon une enquête réalisée par Harris-Interactive pour le compte du ministère du Travail, le recours au télétravail a bondi entre fin mars et mi-avril. Ainsi, parmi les salariés ayant travaillé du 12 au 18 avril, 43 % étaient en télétravail total ou partiel, contre 35 % mi-mars. Néanmoins, cette progression peut aussi s’expliquer par la fermeture des écoles et la nécessité de garder les enfants à la maison…

N’est-il pas trop tôt pour envisager un retour des salariés dans les bureaux ?

Certains syndicats se montrent assez dubitatifs sur un assouplissement rapide des règles. « Ce n’est pas aux syndicats de se substituer aux pouvoirs publics ou au corps médical et de dire s’il faut passer à deux jours ou trois en présentiels », prévient Yves Veyrier de FO, interrogé par Le Parisien.

En effet, la France compte encore, en moyenne, 30.000 nouvelles contaminations par jour. Un nombre presque trois fois plus élevé qu’en décembre 2020, lors du dernier déconfinement. Et selon l’étude ComCor de l’institut Pasteur, 15 % des infections au Covid-19 ont lieu au travail, notamment à cause des salariés qui viennent travailler tout en ayant des symptômes.

Le ministère du Travail indique pour sa part que le télétravail et les protocoles sanitaires seront allégés « quand les indicateurs sanitaires le permettront ». Au vu de la situation actuelle, vous n’êtes pas près de faire la queue à la machine à café.

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