Coronavirus | Rebond de cas de coronavirus : les raisons de ne pas s’inquiéter encore plus – DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace

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Plus de 4 500 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été détectés quotidiennement jeudi et vendredi, des chiffres inédits depuis mai, selon Santé publique France (SpF).

Une raison suffisante pour s’inquiéter encore plus de la situation ?

Non, répondent les optimistes. Certes, le nombre de cas détectés la semaine dernière (environ 16 800) est supérieur à ce qu’il était mi-mars, au début du confinement. Difficile pourtant de comparer: on effectuait alors peu de tests, et principalement sur des patients atteints de formes graves, alors qu’on en réalise aujourd’hui près de 700 000 par semaine et que plus de la moitié des tests positifs concerne des personnes sans aucun symptôme.

Autre argument des moins pessimistes : le nombre de nouvelles contaminations augmente depuis plusieurs semaines mais on n’observe pas d’évolution notable du nombre des personnes hospitalisées ou en réanimation.

“On n’a pas d’augmentation des hospitalisations ou de décès”

Depuis le pic atteint le 8 avril, avec 7 148 patients en réanimation, ce chiffre n’a cessé de baisser jusqu’à fin juillet et évolue peu depuis (379 en cette fin de semaine).

Pour l’épidémiologiste Antoine Flahault, c’est bien là l’essentiel. “On n’a pas d’augmentation des hospitalisations ou de décès, qui serait un signal d’alarme beaucoup plus inquiétant”. “On bénéficie d’un formidable répit estival en Europe de l’Ouest”, ajoute-t-il, alors que ce n’est pas le cas ailleurs (Israël, Afrique du Sud ou Australie).

Plus de cas positifs détectés mais pas d’impact majeur sur les hôpitaux: le virus “semble circuler préférentiellement pour l’instant dans des populations peu fragiles, peu sensibles aux formes graves de l’infection: des populations jeunes ou des gens qui n’ont pas de facteur de risque”, estimait récemment le virologue Vincent Maréchal sur France 2.

Peut-être parce que les moins de 65 ans ont davantage repris leurs interactions sociales que leurs aînés, avec un moindre respect des gestes barrières (saluer sans s’embrasser, distance physique, lavage des mains, etc.), selon les dernières enquêtes des autorités sanitaires.

Un virus “plus contagieux mais moins mortel” ?

“Les changements de comportement tels qu’une meilleure hygiène” des mains et “la distanciation physique” font que les personnes contaminées le sont avec “une dose virale plus faible que dans la période avant le confinement, ce qui se traduit par une forme moins sévère de la maladie”, avance également Brendan Wren, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Un article publié récemment dans la revue Cell a par ailleurs relancé l’hypothèse d’une mutation du virus qui l’aurait rendu plus contagieux mais moins mortel.

Mais de nombreux commentateurs soulignent que cette souche du virus porteuse de la mutation a été identifiée depuis avril et circulait en Europe lors de la première vague. Ils jugent donc peu crédible qu’elle soit à l’origine du moindre taux de mortalité actuellement observé.

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