Coronavirus : pourquoi les bars, les restaurants et les clubs de sport sont-ils dans le viseur ? – Sud Ouest

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Comme un petit air de reconfinement pour certaines activités. Depuis lundi soir, dans onze métropoles, les bars doivent fermer à 22 heures. La fermeture est même totale à Aix-Marseille et en Guadeloupe. Régime radical aussi pour les salles de sport obligées de tirer le rideau malgré tous les dispositifs qu’elles ont pu mettre en place depuis de déconfinement.

Ces nouvelles restrictions annoncées par le gouvernement ont du mal à passer. Professionnels, clients et pratiquants semblent peu convaincus de la nécessité et des effets positifs de ces mesures dans la lutte contre la pandémie.

>>> Fermeture des bars bordelais à 22 heures : “nous avons le sentiment de servir d’exemple”

Impossible de rentrer dans le détail des 899 clusters dans le dernier point épidémiologique de Santé publique France. Mais dans les faits, les augmentations de foyers constatées sont souvent liées à des évènements festifs : des soirées d’intégration en milieu universitaire, des séminaires de rentrée en entreprise ou reprise des déjeuners pros… L’origine de la contamination d’un groupe de personnes après des échanges autour d’un verre ou d’un café n’est clairement pas identifiée, mais des contextes sont observés.

Risques de contamination dans la restauration et le sport

Dans la restauration notamment (50 clusters en cours, avec 6 cas positifs et à chaque fois 70 personnes exposées en moyenne), le risque de transmission du virus atteint 20% ce qui peut expliquer les restrictions décidées. Idem pour les activités sportives, récréatives et de loisirs (29 clusters), qui affichent un risque à 17%.

Les salles de sport obligées de fermer pendant quinze jours
Les salles de sport obligées de fermer pendant quinze jours  © Crédit photo : AFP

Selon Sophie Larrieu, épidémiologiste de la Cellule Nouvelle Aquitaine de Santé publique France, “le milieu sportif a généré un bon nombre de foyers épidémiologiques. C’est en milieu fermé que les cas se multiplient.” La plupart d’entre eux touchent donc des pratiques en salle. Dans la région, une vingtaine de clusters dans le sport ont été suivis depuis le déconfinement, dont six sur la période juillet-août, et six sur les trois premières semaines de septembre. Une accélération réelle, peut-être due à l’effet de rentrée, qui a nourri l’argumentation des autorités sanitaires.

Des sites fréquentés avant de déclarer la maladie

Aux États-Unis, une enquête a été menée auprès de 314 personnes venues se faire tester dans 11 hôpitaux.

Les résultats ont démontré que les personnes qui sont allées au restaurant dans les 14 jours avant leur test, étaient 2 fois plus positives que les autres. Et pour celles qui ont fréquenté un bar, le taux de positivité était 4 fois plus élevé que pour les autres. 

La fréquentation régulière des salles de sport, ou bien des lieux de culte, apparaît aussi plus souvent dans le parcours des personnes positives comme le démontre le tableau issu de cette étude.

Sud Ouest

Des médecins ont cependant émis quelques réserves quant à cette publication, en raison du faible nombre de personnes suivies ainsi que par le manque de précisions sur les mesures sanitaires appliquées dans les lieux fréquentés.

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