Coronavirus : Nice interdit les rassemblements de plus de dix personnes – Le Monde

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Une femme attend pour se faire dépister, à Nice (Alpes-Maritimes), lundi 14 septembre.

Quatre mois après la fin du confinement, la situation est inquiétante. D’abord, le nombre de contaminations en France connaît une hausse régulière (10 000 en vingt-quatre heures selon les chiffres de jeudi soir, un niveau inédit depuis le lancement des tests à grande échelle).

Plus préoccupant, cette hausse du nombre de cas commence à se répercuter sur le nombre des hospitalisations et les services de réanimation. Actuellement, plus de 5 800 malades du Covid-19 sont hospitalisés et près de 800 personnes sont en réanimation. Certes, on est très en dessous des niveaux atteints lors du pic de l’épidémie, avec 7 000 malades en réanimation début avril.

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Mais « l’épidémie est à nouveau très active », avec une « dynamique » qui « inquiète » dans « certains territoires », a souligné le ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 17 septembre. Lors d’une conférence de presse, il a tracé la feuille de route des prochains jours pour contrer la « progression de l’épidémie » de Covid-19 dans le pays.

Il a demandé aux préfets de proposer « d’ici à samedi » des mesures pour les métropoles de Lyon et Nice, où le taux d’incidence est quatre fois et trois fois supérieur à la « cote d’alerte » de 50 cas pour 100 000 habitants.

  • Nice limite à son tour les rassemblements

Le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzales, a été le premier à réagir. Vendredi, il a interdit les rassemblements de plus de dix personnes dans les lieux publics à Nice.

La semaine dernière, Bordeaux et Marseille ont pris des mesures semblables : interdiction des rassemblements de plus de dix personnes dans les parcs ou sur les plages, et abaissement de la capacité d’accueil maximale pour les événements publics à 1 000 personnes.

Et « si la situation sanitaire ne s’améliore pas » à Marseille et en Guadeloupe, où des restrictions ont également été adoptées, « il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes », a prévenu le ministre de la santé, citant « la possible fermeture des bars » ou encore « l’interdiction des rassemblements publics ».

  • Des nouvelles consignes pour les écoles et les crèches

Par ailleurs, les professionnels des crèches, qui devaient jusqu’à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, en vertu d’un nouvel avis du Haut Conseil pour la santé publique sur les questions de transmission entre les enfants et d’enfants à adultes.

En parallèle, les restrictions qui touchent aux contaminations entre enfants vont être assouplies. Ainsi, « lorsqu’un enfant est positif (…), il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l’école », a expliqué M. Véran. « Les enfants doivent aller à l’école et il n’y a pas lieu de renvoyer les élèves chez eux, voire de fermer des établissements entiers, à la première alerte », a-t-il ajouté.

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  • Embouteillages sur les tests

File d’attente pour un test Covid, à Paris, 8 août 2020.

En revanche, M. Véran n’a pas annoncé de mesures permettant de réduire les délais trop longs pour faire un test ou en avoir le résultat. « Nous sommes confrontés à de réelles difficultés organisationnelles », a concédé le ministre de la santé.

Pour résoudre ce problème, les pouvoirs publics ont déjà défini des personnes prioritaires – les gens qui ont une ordonnance, ceux qui ont des symptômes ou les soignants. En outre, les tests antigéniques, plus rapides que les tests PCR, sont désormais autorisés, mais pas pour les personnes avec des symptômes ni les cas contacts.

Concernant les tests salivaires, « nous attendons de façon imminente l’avis de la Haute Autorité de santé » (HAS), a déclaré M. Véran.

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  • La préfecture d’Ile-de-France adresse un rappel à l’ordre

Dans un communiqué diffusé vendredi, la préfecture d’Ile-de-France a appelé la population à mieux respecter les recommandations sanitaires.

« Il faut souligner que la circulation du virus parmi les classes d’âge des 20-40 ans est très active (…). Le risque est désormais que la circulation du virus chez ces publics plus jeunes touche progressivement des personnes âgées ou fragiles et accélère ainsi l’augmentation des besoins de prise en charge sanitaire », souligne la préfecture.

Le texte appelle la population francilienne à se conformer aux mesures déjà instaurées. Il demande en outre à la population de renoncer aux rassemblements, tels que la Fête des voisins prévue ce vendredi, s’ils ne sont pas en mesure de faire respecter les règles sanitaires.

  • Nouvel An juif : les responsables religieux appellent à la prudence

Le président du Consistoire central et le grand rabbin de France appellent les fidèles à redoubler de précautions avant les fêtes du Nouvel An (Roch Hachana), qui commencent vendredi soir, et de Yom Kippour (le jour du Grand Pardon, les 27 et 28 septembre). 

« Nous avons envoyé des consignes très, très strictes à tous les rabbins et tous les présidents de communauté, avec des consignes également très strictes pour les fidèles », a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Parmi les mesures préconisées par le Consistoire figurent l’inscription obligatoire pour assister aux offices, la multiplication des offices, la désinfection des synagogues ou encore l’interdiction de toucher des objets de culte. Autre exemple de précaution : placer un masque chirurgical sur une partie du chofar (corne de bélier utilisée pendant le rituel) « afin de limiter le risque d’émission de gouttelettes de salive ».

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Le Monde avec AFP

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