Coronavirus : les nouveaux cas repartent à la hausse en Bretagne et en Provence – Les Échos

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Publié le 17 juil. 2020 à 17h04

Le taux de reproduction du coronavirus (R0) – qui sert à évaluer combien de personnes saines une personne malade contamine en moyenne -, est reparti à la hausse dans l’Hexagone. Selon les données de Santé publique France, ce dernier serait désormais supérieur à 1. La circulation du virus demeure néanmoins « faible », selon Santé publique France.

Le taux de reproduction est particulièrement élevé en Bretagne, où il est estimé à 2,62 et à la Réunion, où il s’élève à 2,26. Ce qui signifie qu’en moyenne sur les sept derniers jours, une personne malade du Covid-19 en aurait contaminé plus de deux autres. Ce chiffre serait supérieur à 1,5 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et à 1 dans sept autres régions, dont l’Île-de-France.

« Cela n’est pas forcément le signe d’une reprise épidémique », tempère une porte-parole de la direction générale de la Santé. Pour Santé publique France, la situation sanitaire en Bretagne n’est « pas alarmante », car la circulation du coronavirus reste « faible » malgré une augmentation du taux de reproduction due à la découverte de plusieurs foyers épidémiques.

Quatre indicateurs

Le taux de reproduction n’est pas le seul indicateur à prendre en compte. Santé publique France évalue aussi le taux d’incidence du virus – qui correspond au nombre de tests positifs réalisés par semaine dans une population de 100.000 habitants -, le taux d’occupation des lits de réanimation et le taux de positivité des tests virologiques.

Ces derniers indicateurs restent au vert sur la majeure partie du territoire, à part en Mayenne où la situation est « problématique » selon le ministre de la Santé. Dans ce dernier département, le taux d’incidence du virus est de 52,7 tests positifs par 100.000 habitants et sur sept jours, selon les données officielles. Ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale (5,73).

107 cas dans le Finistère

En Bretagne, tous les départements ne sont pas concernés de la même manière par le regain de l’épidémie. « La situation dans le Finistère montre une circulation du virus en augmentation depuis les deux dernières semaines. Les autres départements bretons sont nettement moins touchés », explique aux « Echos » une porte-parole de Santé publique France.

Sur les sept derniers jours, l’agence nationale de santé dénombre en effet 107 cas dans le Finistère, 5 dans le Morbihan, 44 en Ille-et-Vilaine et 18 dans les Côtes-d’Armor. Le Finistère est aussi le département où le taux d’incidence est le plus élevé, avec 5,4 tests positifs par 100.000 habitants.

« La situation en Bretagne, si elle n’est à ce jour pas alarmante, n’en fait pas moins l’objet d’une grande attention » pour parvenir à maîtriser l’épidémie, résume la porte-parole de Santé Publique France. Cette dernière rappelle l’importance de « respecter les gestes barrières, la distanciation physique et le port du masque ».

Les autorités locales ont déjà pris quelques mesures pour enrayer la propagation du virus. Le préfet du Finistère a imposé le port du masque sur certains marchés et dans les « lieux publics clos » situés sur des îles, particulièrement concernées par l’afflux de touristes. A Saint Malo, le maire a quant à lui exigé le port du masque à l’intérieur dans tous les lieux publics.

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