Coronavirus : l’Angleterre se reconfine à son tour – Le Monde

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Dans le centre de Manchester, au Royaume-Uni, le 20 octobre.

Boris Johnson a longtemps résisté à ses conseillers scientifiques, qui lui suggéraient un vrai reconfinement depuis déjà plusieurs semaines. Il préférait parier sur une approche régionale. Mais la réalité de la deuxième vague épidémique a rattrapé le premier ministre britannique, comme nombre d’autres dirigeants ailleurs en Europe.

Samedi 31 octobre, alors que le cap du million d’infections au coronavirus était tout juste dépassé, il a annoncé un confinement « dur » d’un mois, pour l’Angleterre. Tout doit fermer à partir du 5 novembre et jusqu’au 2 décembre, sauf les écoles, les universités, les magasins essentiels et les usines.

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« Désolé de vous déranger un samedi », a commencé le dirigeant. « Je pense toujours passionnément que [l’approche des restrictions régionales] était la bonne, car nous savons quel est le coût économique et sociétal lié à une fermeture de l’économie » mais « le virus va plus vite que les scénarios de nos scientifiques. (…) Nous risquons des milliers de morts par jour, des pics pires qu’en avril [sans des mesures radicales] », a poursuivi Boris Johnson.

« Nous n’allons pas vers le confinement total de mars et avril, mais le message va rester le même : restez à la maison, protégez le NHS [l’hôpital public britannique] et sauvez des vies », a t-il conclu, assurant rester « optimiste : cela ira mieux au printemps prochain, avec un espoir réaliste de vaccins et de tests rapides ».

Les écoles demeureront ouvertes

Le dirigeant, qui avait tardé à réagir lors de la première vague, avait pourtant pris des dispositions relativement tôt pour contrer la deuxième. La « règle des six » – les rassemblements limités à six personnes en intérieur comme en extérieur – a été mise en place dès la mi-septembre, le système des zones à risque dès la mi-octobre – avec le reconfinement partiel de plus de 10 millions de personnes au nord de l’Angleterre s’accompagnant de la fermeture des pubs, des cafés, des salles de gyms ou des casinos. Mais les taux de contamination ont continué d’augmenter, y compris au sud du pays, jusqu’alors en partie préservé.

« Si rien de plus n’est fait, le nombre de décès pourrait être deux fois plus important et même davantage que durant la première vague », a prévenu Patrick Vallance, le conseiller scientifique en chef du gouvernement, pointant une capacité hospitalière anglaise qui pourrait être atteinte autour du 20 novembre en l’absence de reconfinement.

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