Coronavirus : l’allocution d’Emmanuel Macron attendue lundi pour préciser la durée du confinement – Le Monde

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L’épidémie due au coronavirus « se poursuit de façon dynamique » et a fait désormais 14 393 morts en France, a rapporté, dimanche 12 avril, la direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué. Au cours des dernières vingt-quatre heures, la maladie a fait 561 morts, dont 310 supplémentaires en milieu hospitalier. Dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et autres établissements médico-sociaux, 5 140 décès liés au Covid-19 sont à déplorer depuis le 1er mars, souligne encore le communiqué.

Pour le quatrième jour d’affilée, le nombre de patients en réanimation a enregistré une baisse, mais « de 35 patients seulement, c’est donc une très légère baisse », souligne la DGS, constatant l’« amorce d’un très haut plateau ». « Nous devons rester vigilants car les services hospitaliers et de réanimation prennent en charge de très nombreux patients », insiste la DGS, alors que la France compte 6 845 cas graves.

La pression sur les hôpitaux reste forte et la mobilisation de « plusieurs milliers de volontaires » va encore être nécessaire dans les mois à venir, a souligné le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, dans Le Parisien.

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  • Une décision attendue sur la durée du confinement

Dans ce contexte, Emmanuel Macron, qui doit prendre la parole lors d’une allocution télévisée lundi soir, est notamment attendu sur la durée du confinement. Selon plusieurs sources dans son entourage, le chef de l’Etat envisage sa prolongation au-delà du 10 mai. Une échéance « assez lointaine pour faire comprendre l’effort qui reste à faire, mais suffisamment proche pour esquisser la France d’après ».

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Autre sujet sur lequel il est attendu : la question de la fermeture des frontières nationales ou de l’Union européenne, même si elle sera au menu d’un sommet européen virtuel fin avril. Le chef de l’Etat ne devrait pas s’avancer en revanche sur des décisions très concrètes, comme le port généralisé du masque, la méthode de test ou le traçage des malades, sur lesquelles il laisse généralement le premier ministre, Edouard Philippe, ou le ministre de la santé, Olivier Véran, intervenir.

Emmanuel Macron a décalé sa prise de parole à lundi pour prendre le temps de consulter, des médecins – dont le professeur Didier Raoult, héraut du traitement à l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, avec qui il s’est entretenu presque chaque jour, selon un proche –, mais aussi des élus, des associations et ses homologues européens.

  • Des compensations sur le marché du travail critiquées

Le président est aussi attendu sur une méthode pour faire redémarrer le pays après le confinement. A ce sujet, le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, a jugé « indignes » et « indécents » les appels formulés par le Mouvement des entreprises de France (Medef) et émanant du gouvernement à travailler plus pour compenser les effets néfastes du confinement sur l’économie.

« Aujourd’hui, les travailleurs, comme tout le monde, sont en train de payer le coût de cette crise. Ce n’est pas à eux de payer ensuite », a-t-il déclaré sur France 2, évoquant des « slogans qui sont lancés aujourd’hui, des vieilles lunes qui reviennent :il faudra travailler plus,il faudra de la sueur et des larmes, etc. ».

Pour le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, « il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ». La secrétaire d’Etat à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, a abondé, prévenant qu’il faudrait « probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant » pour « rattraper » la perte d’activité.

  • Le festival Solidays annulé

Le festival Solidays, prévu par l’association Solidarité sida du 19 au 21 juin, est annulé en raison du coronavirus, rapporte à l’Agence France-Presse (AFP) le fondateur Luc Barruet, désormais en quête de solutions pour les programmes d’aide financés par l’événement. « Nous avions pensé reporter à septembre, mais il y aurait encore trop d’incertitudes, a détaillé M. Barruet, directeur de l’association Solidarité sida et de Solidays. Nous sommes obligés d’annuler. Plus de 65 % de la billetterie était déjà vendue et nous étions bien partis pour battre le record d’affluence de l’année dernière, de 228 000 spectateurs, à l’hippodrome de Longchamp ».

Le directeur du festival estime à « un peu plus de 3 millions d’euros » la somme qui va faire défaut à Solidarité sida, soutien en 2019 de 108 projets d’aide aux malades portés par près de 80 associations partenaires dans 22 pays. « Nous demandons à ceux qui le peuvent de ne pas solliciter le remboursement des billets déjà achetés. Ils ne seront pas valables pour une édition prochaine. Ce serait un acte de solidarité pour les projets financés par Solidays, précise encore M. Barruet. Mais une procédure de remboursement sera mise en place, pour ceux qui le souhaitent. »

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Le Monde avec AFP

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