Coronavirus en France : légère augmentation de la circulation du virus – Le Monde

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Le ministre de la santé, Olivier Véran, le 17 juillet à Paris.

Alors que le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics clos, sous peine d’une amende de 135 euros en cas d’infraction, la situation reste incertaine en France. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a affirmé sur Franceinfo lundi 20 juillet qu’il y avait « des signes inquiétants de reprise épidémique sur le territoire national », mentionnant « entre 400 et 500 clusters [foyers épidémiques] » depuis début mai, notamment en Mayenne, en Bretagne et dans le Grand-Est, tout en tempérant : « A ce stade, nous sommes très loin de la deuxième vague. » 332 clusters sont désormais « clôturés », une centaine sont toujours en cours d’investigation, selon le gouvernement.

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  • L’épidémie en légère progression en France

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou « R effectif », fondé sur les tests virologiques positifs) a légèrement augmenté depuis la première semaine de juillet. Selon Santé publique France SPF, il se situe désormais à environ 1,2. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus. Une valeur cependant bien inférieure au taux en cours lors du pic de l’épidémie (il s’établissait alors à 3).

« Une attention particulière mérite d’être portée sur les clusters survenant dans les milieux familiaux élargis (plusieurs foyers familiaux concernés) ainsi que les événements et rassemblements temporaires de personnes, alerte SPF. Ces clusters, qui représentent respectivement 15 % et 12 % des clusters investigués, sont susceptibles d’augmenter au cours de la période estivale. »

Selon le bilan publié lundi par l’agence publique, 30 177 personnes étaient mortes à la suite d’une infection au nouveau coronavirus (soit 25 de plus que dans le dernier bilan de vendredi). Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19 continue de baisser, à 6 589 (soit 99 de moins que vendredi), tout comme le nombre de cas graves traités en réanimation, à 467 (– 10).

La DGS souligne cependant que « la circulation du virus est en augmentation sur le territoire national », comme en témoignent « une hausse du nombre de recours à SOS médecins, des passages aux urgences, du nombre de clusters et des hospitalisations ».

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  • Situation en cours d’amélioration en Mayenne

Lundi après-midi, le ministre de la santé s’est rendu en Mayenne. Ces dernières semaines, au moins six foyers épidémiques ont été identifiés dans le département : quatre à Laval (un abattoir, un Ehpad, une école et un centre d’hébergement et de réinsertion sociale), un à Craon (un abattoir) et un à Château-Gontier (un foyer de jeunes travailleurs et un établissement de service d’aide par le travail).

Une campagne de tests d’envergure avait été lancée mi-juillet afin que chaque personne qui le souhaite puisse connaître son statut virologique. En Mayenne, les rassemblements de plus de dix personnes ont été interdits et le port du masque dans les lieux publics clos a été rendu obligatoire trois jours avant le reste du territoire national, sur ordre du préfet, à la demande du gouvernement.

« La réaction de l’Etat et du territoire a été exemplaire », s’est félicité Olivier Véran lundi à la sortie de sa visite du CHU de Laval, ajoutant : « J’espère que dans quelques jours nous parlerons de cet épisode au passé. » Le ministre de la santé a donné les derniers chiffres du département, appelant à la prudence (« l’incidence, c’est-à-dire le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants, reste supérieure à 50, qui est le seuil [d’alerte] »), tout en se montrant rassurant :

« On a plutôt une bonne nouvelle en Mayenne avec la réduction de la positivité du nombre de tests, c’est-à-dire que sur 100 tests on avait jusqu’à 8 à 9 positifs au début, ensuite 5, maintenant c’est 3. »

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  • Inquiétudes dans le Finistère

La situation sanitaire dans le Finistère est « sous contrôle », bien qu’en « évolution assez rapide » depuis le week-end du 14 juillet et « source de préoccupation », a alerté lundi le préfet du département, Pascal Lelarge, lors d’une conférence de presse. « Le principal vecteur actuellement de diffusion du virus, c’est quand même le brassage de population lié aux vacances », a-t-il noté, faisant état d’une forte « pression touristique ».

« La situation est inquiétante parce qu’on assiste à une recrudescence du nombre de cas confirmés », a noté le délégué départemental de l’agence régionale de santé (ARS) Bretagne, Jean-Paul Mongeat. « Ça reste modéré du fait qu’on est en dessous des seuils nationaux, mais on ne peut pas prédire de l’évolution », a-t-il estimé, ajoutant que le nord du Finistère était le plus touché, notamment la région brestoise. Le taux de reproduction effectif du virus est actuellement de 3,1 % dans le Finistère, a-t-il dit. Quant au taux d’incidence pour 100 000 habitants, il est de 15,3.

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