Coronavirus : ce que l’on sait du stade 3 – La Voix du Nord

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La bascule en phase 3 (seuil d’alerte sanitaire maximale) de l’épidémie de pneumonie virale chinoise semble n’être plus qu’une question de jours : le Covid-19 circule maintenant au-delà des clusters (ces regroupements de cas liés par une chaîne de contamination) identifiés dans l’Oise, en Haute-Savoie et depuis ce lundi 2 mars dans le Morbihan. La prolifération de cas isolés un peu partout en France, notamment à Hénin-Beaumont, en témoigne.

Les autorités sanitaires considéraient que le stade 3 de l’épidémie était dimanche atteint dans trois régions,  : l’Ile-de-France, les Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, confirmaient les auorités sanitaires à nos confrères de Libération. Ce lundi, il faudra probablement rajouter la Bretagne. Pour autant, au niveau national, le Ministère de la Santé confirme que nous sommes toujours en stade 2 et applique les mesures spécifiques liées à ce stade.

Un document du ministère

Un document du ministère de la Santé en « préparation au risque épidémique du Covid-19 » à destination des établissements de santé, des établissements médico-sociaux et des médecins de ville, fait le point sur ce que ces stades signifient.

Dans le stade 1 dans lequel évoluait la France jusqu’à vendredi, il s’agissait de « freiner l’introduction du virus sur le territoire », grâce à des « mesures-barrières » comme le confinement chez elles des personnes revenant de zones à risque.

Dans le stade 2, en cours actuellement, il s’agit de « freiner la propagation sur le territoire ». Il n’existe pas encore de circulation active du virus mais des clusters, c’est-à-dire des regroupements de cas comme c’est le cas actuellement dans l’Oise, la Haute-Savoie et le Morbihan. Ces zones font l’objet de mesures spécifiques, comme de fermetures des écoles et d’interdiction de rassemblements. Des mesures peuvent également être décidées hors clusters, comme c’est le cas depuis samedi avec la restriction d’événements de plus de 5 000 personnes dans des lieux confinés.

Dans le stade 3, le virus circule activement sur le territoire et le nombre de cas augmente rapidement. Sur Franceinfo ce lundi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a dit craindre qu’on ne puisse éviter ce stade 3 dit « stade épidémique » et qui signifie que le virus circule activement sur le territoire français, comme c’est le cas actuellement en Chine.

Dans ce stade, qui peut durer de 8 à 12 semaines, les efforts sont concentrés sur le fait d’atténuer la vague épidémique et de « mobiliser tous les secteurs de l’offre de soins », « établissements de santé les professionnels de santé libéraux, les services de soins à domicile et potentiellement les services d’aide à domicile  » précise le document du ministère de la Santé. Il s’agit d’assurer la prise en charge des patients sans gravité en ambulatoire voire de les inviter à rentrer chez eux, d’assurer la prise en charge des patients dans un état grave en établissements de santé et de protéger les populations fragiles en collectivité.

En fait dans le stade 3, les mesures actuellement appliquées aux clusters (fermetures d’école, télétravail) seraient généralisées.

Sur Europe 1, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a aussi évoqué d’éventuelles restrictions en termes de transports en cas de phase épidémique, par exemple des fermetures de gare et des arrêts de lignes spécifiques.

Le plan de pandémie grippale

Si l’ensemble du plan du gouvernement relatif au coronavirus n’est pas public, Matignon a par ailleurs confirmé à Franceinfo que les stades étaient identiques à ceux du plan de pandémie grippale élaboré et diffusé par le gouvernement en 2011 après la pandémie de grippe A (H1N1) de 2009. Il y est précisé que la continuité des missions de service public passe également par du « renfort en personnels dans les domaines non sanitaires » et une « montée en puissance de la gendarmerie nationale et de la police nationale  », ainsi que le recours à la solidarité nationale, notamment par le recours au bénévolat et aux associations. Sur le plan social et économique, il est question de plans de continuité d’activité, de chômage partiel. de garantir la disponibilité des produits et du maintien des secteurs d’activité d’importance vitale.

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