Coronavirus : 1 100 morts en France, où le confinement pourrait durer six semaines – Sud Ouest

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La France se prépare à rester confinée quelques semaines de plus pour interrompre la circulation du coronavirus qui s’accélère avec 1 100 morts comptabilisés mardi soir. 

  • Confinés jusqu’au 28 avril ?

Le comité scientifique préconise la prolongation sur une durée totale de six semaines – jusqu’au 28 avril – du confinement initialement prévu pour deux semaines minimum.

Il ne s’agit encore que d’une “estimation parmi d’autres”, a commenté le ministre de la Santé, Olivier Véran, en reconnaissant toutefois que le gouvernement se ralliait généralement aux préconisation du comité.

“Quand la circulation du virus sera contrôlée, alors la levée du confinement pourra être abordée. S’il est possible de le lever plus tôt, nous le ferons évidemment”

  • Confinement modifié et nouvelle attestation

Depuis mardi, un nouveau modèle d’attestation dérogatoire de sortie est disponible. Son objectif : accompagner le changement des règles du confinement annoncées lundi soir par Edouard Philippe : “Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, c’est dans un rayon de 1 km de chez soi, maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour”, a-t-il notamment précisé. Cette attestation est disponible ici

Des dizaines de milliers d’infractions ont malgré tout été constatées et les sanctions ont été durcies : 135 euros d’amende forfaitaire qui passent à 1 500 euros en cas de récidive “dans les 15 jours” et pourront monter jusqu’à “3 700 euros d’amende et six mois de prison”.

“Je pense comme de nombreux collègues que ça ne suffit pas”, a toutefois lancé la cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe.

  • Plus de 22 000 cas et 1 100 décès

Selon le bilan des autorités sanitaires mardi soir, 22 302 cas de Covid-19 ont été confirmés en France depuis le début de l’épidémie et 1 100 décès ont été enregistrés à l’hôpital. 2 516 patients étaient mardi soir en réanimation (+434) sur un total de 10 176 patients hospitalisés.

Un bilan officiel sans doute inférieur à la réalité puisque les décès en milieu hospitalier “ne représentent qu’une faible part de la mortalité”, a relevé le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Il a cité l’autre lieu de forte mortalité que sont les Ehpad où un “suivi quotidien de la mortalité” va d’ailleurs être instauré. Car après huit jours de confinement, le bilan est particulièrement cruel dans les maisons de retraite : 16 décès dans un établissement de Saint-Dizier (Haute-Marne), sept dans un Ehpad en Haute-Savoie, 20 dans un autre dans les Vosges.

  • La Nouvelle-Aquitaine parmi les huit régions les plus touchées

La Nouvelle-Aquitaine enregistrait de son côté 98 nouveaux cas mardi soir, ce qui porte le total à 753 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. 229 personnes sont hospitalisées dans la région, dont 63 sont retournées à domicile mais 66 autres malades sont actuellement en réanimation.

L’Agence régionale de la Santé (ARS) a également annoncé un nouveau décès mardi. 14 personnes au total sont désormais décédées en Nouvelle-Aquitaine, qui fait partie des huit régions les plus affectées avec l’Ile-de-France, le Grand-Est, Auvergne Rhône-Alpes, PACA, les Hauts-de-France, la Bourgogne France-Comté et l’Occitanie.

  • Traitements à l’essai et polémique sur la chloroquine

Alors que peu d’experts se risquent à pronostiquer la date du “pic”, un essai clinique européen a démarré dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux. A ce stade, la chloroquine, l’un des traitements testés qui fait débat, pourra être administrée aux malades souffrant de “formes graves” du coronavirus, mais pas pour des formes “moins sévères”, a statué lundi le Haut conseil de santé publique.

Le professeur Raoult, dont les préconisations pour un traitement à la chloroquine des malades du Covid-19 font polémique, a annoncé mardi se mettre en retrait du conseil scientifique accompagnant l’exécutif sur la maladie, assurant privilégier un lien “direct” notamment avec Emmanuel Macron.

  • Transferts de malades pour soulager les hôpitaux dans l’est

Dans l’Est, la mobilisation s’accentue pour soulager les hôpitaux : un premier malade a été admis dans l’hôpital de campagne de l’armée à Mulhouse et une trentaine d’autres seront évacués mercredi par TGV pour soulager l’Alsace, la région la plus frappée par le coronavirus.

Ce “TGV médicalisé”, une première en Europe, sera mobilisé pour la première fois pour transférer des patients depuis Strasbourg et Mulhouse vers des régions moins touchées par l’épidémie, a annoncé Olivier Véran devant les députés.

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