« Plus de la moitié » des 3,1 millions d’euros subtilisés lundi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, n’ont pas été retrouvés, selon une source proche de l’enquête.

Le Monde avec AFP Publié hier à 22h20

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Plus de 1,5 million d’euros n’ont pas été retrouvés au lendemain de l’interpellation à Amiens (Somme) d’un convoyeur de fonds qui avait disparu lundi avec une grande partie du chargement de son fourgon blindé, a-t-on appris mercredi 13 février.

« Plus de la moitié » des 3,1 millions d’euros subtilisés lundi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) n’ont pas été retrouvés, a indiqué une source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien. Une seconde source estimait le butin manquant à environ 1,5 million d’euros.

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Sacs remplis de billets

Le fourgon que conduisait cet employé de la société Loomis avait été retrouvé, lundi matin, vide de l’argent qu’il transportait, pour un préjudice de 3 millions d’euros. Agé de 27 ans, l’homme a été interpellé par la PJ et la BRI dans un appartement du centre-ville « avec plusieurs sacs remplis de billets », qui sont en cours de comptage mais représentent « au moins une grande partie du butin », a indiqué cette source. Le conducteur, « qui n’était pas séquestré », a été placé en garde à vue, a-t-elle ajouté, confirmant l’hypothèse d’une fuite.

Lundi, vers 6 heures, il avait déposé ses deux collègues près d’une agence Western Union à Aubervilliers. « Alors que ces derniers pénétraient dans l’agence, lui est resté au volant. A leur retour, le fourgon et le chauffeur avaient disparu », selon une autre source proche de l’enquête lundi. Le véhicule a été retrouvé peu après, à quelques rues de là, les portes ouvertes et totalement vidé.

La brigade de répression du banditisme (BRB), chargée de l’enquête, avait lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver cet homme, connu au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour « refus d’obtempérer » et « dégradations ».