Confinement : Noël « ne sera pas une fête normale cette année », prévient Olivier Véran – Le Monde

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Le ministre de la santé, Olivier Véran, lors d’une conférence de presse donnée à Matignon, jeudi 29 octobre.

Noël « ne sera pas une fête normale » cette année, prévient le ministre de la santé, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) du 1er novembre. « Nous cherchons à créer les conditions pour vivre un Noël le moins contraignant possible », mais « il est difficile d’envisager de grandes soirées » pour le réveillon du 31 décembre, estime-t-il.

« Notre but est que la pression épidémique retombe pour qu’on puisse faire des courses à temps, se préparer dans la joie, pour que soient créées les conditions permettant aux familles de se retrouver », assure-t-il.

Le ministre de la santé appelle les Français à respecter les termes du confinement. Si c’est le cas, « le nombre de contaminations pourrait baisser dans les prochains jours, entraînant, dans deux semaines une baisse des nouveaux cas graves », assure-t-il. « Plus on le respecte [le confinement], moins il sera long. »

Pour l’heure, les données publiées par l’agence Santé publique France montrent un afflux de patients atteints du Covid-19 dans les hôpitaux français au fil du mois d’octobre, en attendant les effets escomptés du nouveau confinement.

Le confinement sera adapté en fonction de la situation

Olivier Véran précise que devraient tomber « dans deux ou trois jours les premiers éléments permettant d’évaluer l’impact des mesures de couvre-feu » mises en place mi-octobre, avant de laisser la place au reconfinement du vendredi 30 octobre, qui sera analysé et ajusté en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Si Emmanuel Macron l’a décrété au départ pour une durée de quatre semaines, une prolongation est tout à fait possible selon les résultats qu’il produira.

Le ministre de la santé n’exclut pas non plus de « faire évoluer certaines règles » en fonction de la situation. Il a notamment évoqué la possibilité de fermer les lycées.

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Interrogé sur d’éventuelles vagues successives, Olivier Véran stipule que l’objectif « est de casser la deuxième vague le plus tôt possible pour qu’elle ne fasse pas trop de victimes ». Il faudra ensuite « maintenir un niveau de protection de la population suffisant pour éviter une troisième vague en attendant le vaccin ».

Faute d’atteindre l’immunité collective, ce qui impliquerait qu’une proportion de l’ordre de 60 ou 70 % de la population ait au préalable été infectée par le coronavirus SARS-CoV-2, seul un vaccin peut réellement écarter la menace d’un nouveau pic épidémique.

A ce propos, Olivier Véran se dit « modérément optimiste sur notre capacité à avoir un vaccin dans les prochains mois ». Au début de septembre, l’OMS avait expliqué ne pas s’attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant la mi-2021.

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Le Monde avec AFP

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