Confinement : Les Français se déplacent deux à trois fois plus qu’au printemps – 20 Minutes

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Le 19 décembre 2019, une trottinette sur les voies du tramway, à Bordeaux —

Un reconfinement allégé qui n’allège pas beaucoup les déplacements. Selon les données transmises par plusieurs opérateurs, les Français se déplacent deux à trois fois plus depuis 30 octobre que lors du premier confinement.

Gros plan sur l’évolution des déplacements enregistrés sur les autoroutes, transports en commun, vélib ou trottinettes en libre-service… depuis l’entrée en vigueur du nouveau confinement mis en place pour lutter contre le regain de l’épidémie de coronavirus.

Moins 30 % en distance parcourue

Les distances parcourues par les utilisateurs de l’application routière Waze avaient diminué de 30 % le 3 novembre, dernier jour pour lequel des données disponibles existent. Début avril, les baisses de distances parcourues étaient bien supérieures, plutôt de l’ordre de 80 à 90 %.

Sur Apple Plan, les demandes d’itinéraires pour les trajets en voiture étaient en baisse mercredi de 38 % par rapport à la normale. Elles étaient en baisse de 45 % pour les trajets en transports en commun, et de 55 % pour les trajets à pied.

Lors du premier confinement, les demandes avaient baissé d’environ 80 % pour les itinéraires en voiture, et plus de 80 % pour les trajets à pied.

Moins 30 % sur les autoroutes et à Paris

La Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France (Sanef) – seule grande société autoroutière à communiquer ses chiffres – note une baisse du trafic de 30 % cette semaine. Il s’était effondré de 80 % pendant le premier confinement.

Dans Paris intra-muros, l’adjoint chargé des transports David Belliard notait une baisse de 29 % de la circulation lundi 2 novembre. « On est loin de la baisse de circulation du premier confinement (-70 % sur la période) », relevait-il.

Encore du monde aux heures de pointe dans les transports publics

La fréquentation des transports publics d’Ile-de-France a baissé d’un peu plus de moitié par rapport au niveau atteint fin octobre, à 30 % de la normale pré-Covid en moyenne, avec des pics assez marqués aux heures de pointe (50 % le matin), des creux dans la journée et quasiment personne le soir. Les tendances sont les mêmes en province, avec légèrement plus de monde, jusqu’à 40 % en moyenne. Pour mémoire, on en était entre 5 et 10 % lors du premier confinement.

Dans les trains régionaux (TER), la fréquentation est tombée en moyenne à un tiers de la normale, avec des pointes assez marquées le matin et le soir et des trains vides en journée et le soir. Elle s’était effondrée à 2,5 % au printemps.

La fréquentation s’est effondrée mardi dans les TGV, à 15 %, contre 50 % en octobre – en semaine, les trains étant plus remplis le week-end –, et elle continue de baisser vers les 10 %, selon la SNCF. Au plus fort du premier confinement, on était tombé à 1 % dans les TGV.

Moins de citadins au vert

Avec les écoles et services ouverts, et l’activité économique qui se poursuit, les citadins ont été moins nombreux à partir se confiner au vert : « On est à peu près dans un écart de un à trois. (…) Dans le cas de Paris, 400.000 Parisiens avait quitté la ville : ils sont 150.000 cette fois-ci », selon Stéphane Richard, le PDG d’Orange.

Toutefois seule la moitié de ces départs sont des résidents habituels de la capitale, tandis que les autres étaient juste « de passage », a précisé Michaël Trabbia, directeur de l’innovation chez l’opérateur, lors d’un point presse.

Deux fois moins de Vélib’

L’usage des services de micromobilité a « baissé significativement », entre -25 et -50 %, « mais on reste sur un niveau 4 à 5 fois supérieur à celui de mars », souligne Julien Chamussy, directeur général du cabinet de conseil Fluctuo.

A Paris, Vélib’ a enregistré 25 % de trajets en moins, avec 90.000 trajets par jour depuis le début de la semaine, contre 120.000 fin octobre, et 20.000 pendant le premier confinement.

Du côté des trottinettes en libre-service, les opérateurs Lime, Dott et Tier ont enregistré une baisse de 40 %, avec 10 à 12.000 trajets cette semaine, contre 18 à 20.000 d’habitude. Tous, sauf Dott, avaient rangé leurs engins au printemps.

« Les opérateurs privés auraient pu décider de mettre les services en pause, mais ils ne l’ont pas fait », souligne Julien Chamussy. « Ils ont pu voir venir avec le couvre-feu. »

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