Confinement : déplacements, activités autorisées, dérogations… Toutes nos réponses à vos questions – Le Parisien

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Confinement, acte 3. Au lendemain des annonces de Jean Castex, une partie de la France est entrée dans la nuit de vendredi à samedi dans un troisième confinement plus souple que les deux précédents, un an et deux jours après la mise en œuvre de la première mise sous cloche nationale. Le gouvernement a innové pour tenter de « freiner sans enfermer », comme l’espère l’exécutif.

Des règles toutes particulières et assez allégées prévaudront et les habitants des départements de l’Ile-de-France, des Hauts-de-France, des Alpes-Maritimes, de la Seine-Maritime et de l’Eure devront bien les avoir en tête. Depuis la conférence de presse du Premier ministre jeudi soir, Le Parisien a recueilli vos (nombreuses) questions sur le sujet. Nous y répondons dans cet article.

Sorties

  • « Le couvre-feu s’applique-t-il aussi dans les territoires confinés ? »

Oui, Matignon confirme que le couvre-feu (qui débutera à 19 heures au lieu de 18 heures à partir de samedi) sera en vigueur « sur l’ensemble du territoire ». Autrement dit, dans les territoires confinés, les sorties autorisées seront bien plus limitées en soirée.

  • « Puis-je me rendre à mon hypermarché habituel situé à 20 km de chez moi pour effectuer mes courses ? »

Le décret précisant les modalités du confinement était en cours d’écriture au moment où nous écrivions ces lignes. « Le périmètre de déplacement pour faire ses courses n’est pas encore arbitré », nous indique Matignon. Rappelons néanmoins que dès le premier confinement, bien plus strict, la cellule interministérielle de crise avait rappelé la possibilité de faire ses achats de première nécessité au lieu de son choix. Le gouvernement appelait néanmoins à la responsabilité, en optant pour des lieux proches du domicile.

  • « Ai-je le droit de recevoir chez moi ? »

Les règles ne varient pas sur ce point. Le gouvernement n’a pas les moyens d’interdire aux Français de recevoir des invités chez eux. De même, la jauge maximale de six personnes ne peut pas s’appliquer non plus. Mais l’exécutif appelle les Français à la raison. Les regroupements à l’intérieur font partie des plus à risque. L’exécutif conseille ainsi de ne pas se rassembler à plus de six et de porter le masque à l’intérieur. Rappelons qu’en cas de contrôle de police pour tapage nocturne par exemple, les forces de l’ordre peuvent procéder à des verbalisations pour non-respect du confinement et des gestes barrière. Certaines fêtes clandestines ont donné lieu à des poursuites des organisateurs pour mise en danger de la vie d’autrui.

  • « Puis-je fêter mon anniversaire à l’extérieur avec mes amis ? »

Il est possible de se retrouver dans l’espace public, dans le strict respect des gestes barrière et dans la limite de six personnes maximum, indique Matignon. Sur son site Internet, le gouvernement prend d’ailleurs soin de préciser que les manifestations et les regroupements, quels qu’ils soient, « seront strictement contrôlés, voire interdits si les gestes barrière ne peuvent être garantis ».

  • « Est-il possible de déménager ? »

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Oui, indique Matignon. Il était déjà possible de déménager dès le premier confinement. Il faudra bien penser à cocher la case « déménagement » sur l’attestation de déplacement et à se munir d’un « justificatif de l’entreprise de déménagement » en cas de recours à ses services. Ou de l’acte de vente ou du nouveau bail si vous décidez de déménager par vos propres moyens. Si cela n’a pas été précisé cette fois-ci, en novembre, il était possible de faire appel jusqu’à six proches pour un coup de main. Ces déménageurs bénévoles devaient cocher sur leur attestation la case « motif familial impérieux »

  • « Où trouver la nouvelle version de l’attestation ?

Elle a été mise en ligne dans la nuit de vendredi à samedi sur le site du ministère de l’Intérieur et elle est censée être également disponible sur l’application TousAntiCovid. Elle fonctionnera sur le même principe que celles valables lors du couvre-feu.

  • « Une promenade en voiture dans la limite de 10 km autour de son domicile est-elle possible ?

Les sorties sont possibles sans limite de temps dans un rayon de 10 km autour de votre domicile, et il n’a pas été annoncé que cela ne concernait pas celles en voiture.

  • « Les lieux de culte sont-ils ouverts ?

Oui, ils restent ouverts « selon les protocoles actuellement en vigueur », indique le gouvernement. Celui-ci prévoit notamment que deux sièges restent libres entre chaque personne ou chaque famille, ainsi qu’une rangée sur deux laissée libre.

  • Sera-t-il possible de faire du sport ?

Le footing, le golf et le tennis en plein air sont possibles dans un rayon de 10 km de son domicile, pas le match de football entre copains dans un parc. La règle des 10 km mise à part, la pratique sportive est donc la même que l’on soit en zone confinée ou non.

LIRE AUSSI > Confinement : la pratique du sport, où, quand et comment ?

Déplacements

  • « Je suis en province, puis-je rentrer à Paris ce week-end ? »

Oui, car le retour à domicile fait partie des motifs impérieux. Mais attention, cela doit se faire « dans le respect du couvre-feu (avant 19 heures) ». Par ailleurs, si vous êtes en train, le billet tout seul ne suffira pas et il vous faudra aussi remplir l’attestation de déplacement dérogatoire.

  • « Je suis actuellement en vacances en Bretagne. Pourrais-je rentrer en région parisienne plus tard pendant le confinement ? »

S’il vous est impossible de rentrer avant, les forces de l’ordre pourraient faire preuve de tolérance, comme lors du confinement précédent. Matignon rappelle la nécessité de rentrer avant l’heure de début du couvre-feu.

  • « Venant d’une région non confinée, puis-je me rendre dans une région confinée ? »

L’interdiction des déplacements interrégionaux « vaut dans un sens comme dans l’autre », affirmait Jean-Michel Blanquer vendredi matin sur RMC et BFMTV. Si cette affirmation est confirmée par décret, ce trajet n’est donc plus possible, sauf en cas de « motif impérieux », familial ou professionnel. Contactés, les différents ministères n’étaient pas en mesure d’en dresser une liste précise ce vendredi en fin de journée. Matignon précise simplement que « les transits par les départements confinés sont possibles, avec un justificatif du lieu de destination ».

  • « Je travaille la semaine à Rennes et je rentre le week-end retrouver ma femme et mes enfants en région parisienne. Aurai-je le droit de continuer ? »

A priori, si votre lieu de résidence principale est Paris, vous pourrez continuer d’effectuer vos trajets réguliers entre les deux villes. À la condition de disposer d’une attestation de votre employeur.

  • « Je réside dans le département de l’Eure en Normandie. Puis-je prévoir un week-end familial dans un autre département, non confiné, de la même région ? »

Il est interdit de sortir d’un territoire confiné, ce qui est le cas de l’Eure, à moins d’avoir un motif impérieux ou professionnel.

  • « Est-il possible de se déplacer des Hauts-de-Seine en Essonne ? »

Ces deux départements font partie des territoires concernés par le confinement. Les déplacements seront donc limités à 10 km maximum. Au-delà, il faudra disposer d’une attestation justifiant d’un motif impérieux.

  • « Puis-je aller rendre visite à mon compagnon incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, à 45 km de chez moi ? »

Vendredi soir, cette question n’était « pas tranchée ». Néanmoins, lors du deuxième confinement, il était possible de rendre visite à un membre de sa famille placé en détention, en cochant sur son attestation la case « motif familial impérieux ». Les visites n’étaient pas possibles lors du premier confinement.

  • « Puis-je voyager vers un pays membre de l’UE depuis une région confinée ? »

Les règles concernant les vols au départ de la France vers un pays membre de l’Union européenne ne changent pas avec ces nouvelles mesures, confirme au Parisien le ministère des Affaires étrangères. Les conditions de départ restent identiques. Tests PCR, motifs impérieux, nous vous conseillons de consulter la page du ministère pour tout savoir des conditions de départ.

Evénements

  • « Un ami a prévu de se marier le 27 mars prochain au Havre en Seine-Maritime. Le mariage pourra-t-il avoir lieu ?

Les mariages pourront avoir lieu pendant le confinement, dans le respect des règles sanitaires (un emplacement sur deux occupé, à la mairie ou à l’église).

  • « Je suis de Brest. Puis-je me rendre en région parisienne pour un baptême ? »

Si vous parvenez à justifier qu’il s’agit d’un « motif impérieux », oui. Aucune liste de ces motifs n’a été rendue publique, donc tout dépend de votre point de vue et surtout de celui de l’agent de police ou de gendarmerie qui pourrait vous contrôler. Sur place, les cérémonies de baptême répondent aux mêmes règles que les mariages : un espacement sur deux occupé dans le lieu de culte.

Travail, activités

  • « La vente à emporter continue-t-elle ? Si oui, jusqu’à quelle heure ? »

La vente à emporter restera permise pendant le confinement. Elle devrait selon toute vraisemblance prendre fin à 19 heures, au moment de l’entrée en vigueur du couvre-feu, comme c’est le cas actuellement. Seules les livraisons à domiciles devraient alors être permises.

  • « Les femmes de ménage peuvent-elles se rendre sur leur lieu de travail ? »

Oui, car il s’agit d’une activité professionnelle. Lors du deuxième confinement, à l’automne dernier, l’exécutif avait déjà autorisé les services à domicile. C’était vrai pour le ménage chez les particuliers, mais aussi pour la garde d’enfants, le soutien scolaire et les réparations, travaux et rénovations à domicile.

  • « Les bibliothèques restent-elles ouvertes ? »

Les bibliothèques ont pu rouvrir leurs portes dès le 28 novembre dernier, à condition de respecter un protocole sanitaire très strict. Malgré le reconfinement, elles vont pouvoir rester ouvertes « dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui », nous indique le ministère de la Culture. La mairie de Paris, dans une page mise à jour vendredi, indique aussi que ces établissements restent ouverts.

  • « Pourrais-je aller chez le coiffeur ? »

Les salons de coiffure « pourront rester ouverts » dans les territoires reconfinés, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Ils devront néanmoins respecter un protocole sanitaire et les précisions sont attendues dans un décret à venir, très certainement au Journal officiel de ce samedi. Lors des deux confinements nationaux, les coiffeurs avaient dû rester fermés (mais ils ont pu rouvrir fin novembre, lorsque les règles ont été allégées). Des discussions étaient toujours en cours vendredi soir pour les instituts de beauté.

  • « Le télétravail est-il obligatoire ? »

Le télétravail n’est pas obligatoire car le gouvernement n’a pas les moyens de l’imposer aux entreprises. L’exécutif, depuis des mois, tente de convaincre ces dernières de recourir au maximum au travail à domicile. Pour autant, et afin d’éviter les situations d’isolement des salariés, Jean Castex a également invité les entreprises à permettre à leur salarié de se rendre un jour par semaine sur leur lieu de travail. « On va augmenter les contrôles, on va augmenter les sanctions », a néanmoins annoncé Gabriel Attal, mais sans apporter de précision.

LIRE AUSSI > Le gouvernement veut renforcer le télétravail, objectif « quatre à cinq jours » par semaine

  • « Pour aller sur mon lieu de travail à plus de 10 km de chez moi, j’ai besoin d’une attestation employeur ? »

Si vous vous trouvez bien dans une zone concernée par le confinement, vous aurez effectivement besoin d’une attestation de votre employeur afin de justifier en cas de contrôle de votre bon droit. N’oubliez pas non plus de remplir votre attestation personnelle, à la main ou via votre smartphone.

  • « Les écoles restent-elles ouvertes ? »

Oui, les crèches, écoles et collèges restent ouverts comme aujourd’hui. Les lycées, quant à eux, passent en « demi-jauge ». C’est-à-dire que seule la moitié des élèves de chaque établissement pourront être présents sur place. Les cours d’EPS vont reprendre « normalement » et les piscines pourront accueillir des élèves, a indiqué le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Les parents devront être munis de leur attestation de déplacement pour pouvoir aller chercher leurs enfants à l’école.

  • « Le rayon textile et habit au supermarché restera-t-il ouvert ? »

Non. Jean Castex a annoncé que les produits vendus dans les commerces considérés comme étant « non essentiels », comme les vêtements, ne seront en vente nulle part, par souci de cohérence. Autrement dit, les rayons vêtements des grandes surfaces ne seront pas accessibles.

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  • « Les études notariales fonctionneront-elles et les actes notariés seront-ils possibles ? »

Les arbitrages étaient toujours en cours ce vendredi pour définir les modalités de mise en œuvre du confinement. Les notaires devraient pouvoir continuer à recevoir du public. C’était le cas lors du deuxième confinement. Mais aussi dans dérogations prévues dans les territoires qui ont été confinés le week-end ces dernières semaines. Il fallait alors cocher la case « déplacements pour se rendre chez un professionnel du droit, pour un acte ou une démarche qui ne peuvent être réalisés à distance ».

  • « Je dois tourner un clip à la fin du mois, en aurai-je le droit ? »

Oui. L’information nous a été confirmée vendredi par le ministère de la Culture. Les tournages peuvent être maintenus.

  • « Est-ce que les agences immobilières seront ouvertes ? Les visites d’appartement sont-elles possibles ? »

La question n’était pas tranchée officiellement ce vendredi soir puisqu’une réunion se tenait en fin de journée. A priori, les agences immobilières ne pourront pas accueillir de clients. Mais les professionnels plaident pour que les visites de logements soient autorisées avec un protocole sanitaire, « comme cela était le cas lors du précédent confinement ». Selon nos informations, ils ont obtenu gain de cause et les visites seront bien autorisées.

  • « Et les auto-écoles ? »

Les arbitrages étaient toujours en cours vendredi en fin de journée.

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